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... et arriver

27/05/2017

Après un petit footing à Schiphol (aéroport d'Amsterdam) pour attraper notre correspondance, vu que nous avons un peu de retard et qu'il nous faut passer les douanes, nous revoici dans l'avion.

Après 10 heures de vol, nous faisons une escale à Bogotá puis redécollons pour Carthagène des Indes.

Il faut chaud en sortant de l'avion, lourdement chaud. Nous passons rapidement la vérification des passports avec un agent fort sympathique qui chantait.
Nous allons ensuite récupérer nos bagages. Plusieurs Colombiens en chemises bleues sont présents dans la salle. Nous ne comprenons pas tout de suite leur présence. Amandine me glisse à l'oreille qu'ils doivent être là pour vérifier les bagages.
Je me dirige vers l'un des rares chariots à bagages de la salle et rejoint Amandine. A mi-trajet, un des types en bleu m'arrête et me prend le chariot en baraguinant un espagnol approximatif (nb. ne parlant pas espagnol, toute discussion sera pour l'instant considérée comme approximative).
Nos bagages (sacoches de vélos) arrivent en premier. Tout semble être en bon état. Plusieurs hommes en chemises bleues s'adressent à nous pour mettre nos bagages sur leur chariot, c'est là que nous comprenons leur travail. Ils récupèrent les bagages, emmènent les touristes jusqu'à l'extérieur de l'aéroport puis les chargent probablement dans un taxi. Le tarif se négociant à la fin de la prestation.
Ils ne comprennent pas notre refus quand nous leur indiquons que nous attendons nos vélos.
 


Tout le monde a récupéré ses bagages, ils ne reste plus que nous et aucune trace des vélos. Inquiets, nous demandons à un agent de se renseigner. Après quelques minutes, il semblerait qu'ils aient trouvé nos vélos. Personnellement, je remets fortement en doute l'honnêteté des agents de l'aéroport. Ce qui va suivre va confirmer qu'ils ne sont pas corrects et que mes insultes, à leur égard étaient bien méritées.
Un agent force ce qu'il reste de nos cartons vélos pour les faire passer via l'entrée où circulent les bagages de taille "normale". Ça passe ou ça casse... Les cartons sont complètement déchirés et nos vélos et roues se baladent sur le tapis roulant. 

 


Nous mettons les vélos à côté des sacoches et commençons à faire l'inventaire des dégâts. Des agents nous indiquent que nous ne pouvons pas rester là et nous demandent de passer tout de suite la douane. Pratique sans chariot quand on a plusieurs bagages et que nos cartons sont explosés. Nous faisons donc les aller-retours pour passer la douane qui nous fait ensuite transporter nos bagages (20kg sans poignées, tout ce qu'il y a de plus pratique...) dans leur machine destinée à scanner leur contenu.
Ceci étant fait, nous commençons à sortir nos vélos pour y mettre la roue avant et pouvoir poser nos bagages dessus. Un autre individu, n'ayant d'autre intérêt dans sa vie que le peu de pouvoir que lui procure son emploi, nous indique que c'est sa zone et que nous ne pouvons pas passer ne serait-ce que 5 minutes à monter nos vélos ici. Nous devons aller devant l'entrée de l'aéroport. Je commence à l'insulter de tous les noms mais effectue aussi les aller-retours pour mettre nos bagages au lieu demandé.
Enfin devant l'aéroport, c'est l'heure du bilan :
Pour Amandine :
- 1 gourde réfrigérante Zéfal volée
- 1 vis d' ergon perdue
- le cadre rayé sous le guidon
Pour moi, j'avais juste une plaquette de freins tordue.
Nos deux vélos ont également des traces de coups visibles sur le guidon, les ergons et sur les béquilles.

Nous montons les vélos et partons. La nuit commence à tomber, et elle tombe rapidement. La géo-localisation du GPS ne fonctionne pas. Nous ne sommes pas loin du Airbnb loué, seulement 6 kms.
Au bout d'une vingtaine de mètres nous sommes déjà trempé par les 35 degrés à 18h, (soit 1h du mat en France) et le fort taux d'humidité de la ville. Le long des rues, beaucoup de gens sont assis devant leur maison, nous les saluons. Un groupe de motards est sur notre droite ils se font arrêter et contrôler par la police, derrière eux l'entrée d'une quatre voies que nous sommes censés prendre. La taille de la route ne nous rassure pas, nous empruntons un autre chemin. Régulièrement, lorsque la rue est éclairée, nous nous arrêtons et regardons la route sur le téléphone d'Amandine. Ça y est, nous devons prendre à droite et aller toujours tout droit afin de rejoindre le quartier de Getsemani.
Ce ligne droite fût mémorable. Fini la route propre, nous pédalons désormais sur une route pleine de trous et de terre où de beaux nuages de poussières flottent au niveau de nos têtes.
Tous les véhicules, taxis, bus, voitures, camions et motos klaxonnent en continu, provoquant un brouhaha général. Je me prête au jeu et fait retentir la sonnette de mon vélo sans m'arrêter.

Dès les premiers mètres sur cette route chaotique, nous avons testé une technique pour nous rassurer et avancer sereinement : à chaque croisement (et il y en a beaucoup) nous saluons les automobilistes de la main avec un grand sourire. Technique validée puisqu'on nous laisse passer, les Colombiens étant à mi chemin entre ce que nous croyons être de l'incrédulité de voir des "occidentaux" si tard le soir des des quartiers non fréquentable de jour, et devant la curiosité de nos vélos surchargés.

Malgré l'étroitesse de la route et la densité de la circulation, les véhicules prennent leur distance quand ils nous doublent.

Nous sommes au bout de la rue. Cinq minutes plus tard nous arrivons dans notre Airbnb, 9-02 Caille de la Sierpe à Getsemani. En l'espace de cinq minutes tout à changé : des routes en goudrons, de belles maisons de style colonial, moins de gens dans les rues, moins de klaxons... Nous sommes dans l'un des quartiers les plus riches de la ville. Le premier visage de la Colombie a deux vitesses.

Déchargement des vélos, puis meilleure douche de notre vie suivi d'un coca en terrasse. J'aurai été d'attaque pour me balader mais Amandine est épuisée (normal, nous n'avons pas dormi depuis 26h). Nous remettons donc à plus tard nos velléités de visites et allons donc nous coucher.

 

Carthagène, le 26 mai 2017
 

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