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Direction San Juan Nepomuceno

30/05/2017

 

Ce mardi, nous levons le camp avec un peu de retard. Il faut dire que la soirée précédente a été particulière.

Au réveil de notre longue sieste, le soleil est en train de se coucher. La lumière de notre chambre éclaire peu, le ventilateur s'est arrêté, l'ensemble nous paraît en sous tension. Nous nous rendons au restaurant de l'hôtel. Mauvaise surprise : étant les seuls client, le restaurant est fermé. Le gérant nous propose de nous emmener acheter à manger dans une ville à côté mais nous préférons manger ce que nous avons sur nous : des sardines de La Belle-illoise qu'Amandine a réussi à sauver de ma sappe la veille de notre départ de France. J'étais en effet persuadé que nous allions avoir des problèmes avec la douane colombienne en ramenant de la nourriture. Nous n'en avons pas eu, et j'étais bien content d'en profiter.

Tout est très sombre, les lumières extérieures éclairent peu ... Puis tout s'éteint ...
Il s'agit à priori d'une coupure générale dans notre quartier qui semblerait-il arrive souvent. La fréquence de ces pannes n'est manifestement pas une raison pour que l'hôtel soit muni de bougies ou de lampes torches...
Nous nous retrouvons donc à manger nos sardines sur le lit éclairé par une mini lampe et les lumières de nos vélos. Il fait 35 degrés avec un fort taux d'humidité. Vers 23h au moment de nous coucher, l'électricité revient. C'est quand même rassurant l'électricité.
 


Nous démarrons à 8 heures le ventre à moitié vide, le petit déjeuner de l'hôtel ne nous ayant pas convaincu. Il fait déjà chaud. Il y a peu de voitures sur la route.
La première partie est agréable, nous sommes sur de belles routes nouvellement goudronnées.
Les camions klaxonnent pour nous encourager. Lorsque nous traversons les villages, les gens nous font des signes d'encouragement. C'est stimulant dans les montées.
Les montées, justement il y en a eu beaucoup ce jour là. À 10h30, je commence à souffrir de la chaleur et mon genou me relance. Je pose le pied à terre et pousse mon vélo jusqu'en haut d'une côte.

 


Une grosse voiture aux couleurs du gouvernement nous double et s'arrête un peu plus haut, sur le bas côté.
Je rejoins Amandine qui s'est arrêtée, nous nous regardons : est ce pour nous que la voiture s'arrête ? L'épisode des barrios nous a rendu un peu méfiant. Nous décidons de remonter en selle et de doubler, en restant en alerte. Quand nous arrivons au niveau de la voiture, la fenêtre s'ouvre et le chauffeur nous tend deux berlingots d'eau fraîche (ici l'eau peut s'acheter dans de petits berlingots, comme les recharges de lessive ou de savon à la maison). Nous sommes estomaqués, hilares, passant d'une méfiance extrême à un sentiment de gratitude infini. Nous nous sentons aussi un peu bêtes, d'avoir tant redouté de passer à leur niveau alors qu'ils s'étaient arrêtés et nous attendaient pour nous aider.
 


Nous remercions des deux passagers, qui s'en vont, ravis d'avoir pu nous aider. Le geste était très attentionné, d'autant plus qu'avec cette chaleur, nos réserves d'eau s'épuisent vite.

Un peu plus loin, nous les recroisons, encore garés dans le bas côté. Le passager, nous prends en photo, tandis que le chauffeur nous arrête à nouveau, pour nous donner une demi douzaine de mangues qu'il vient d'aller cueillir sur un arbre en bordure de la route. Elles auront plus tard le goût indéfinissable de l'extrême gentillesse.

Il est 11h et les montées s'enchaînent. J'ai chaud et très mal au genou droit. Nous nous arrêtons à plusieurs reprises dès qu'un coin d'ombre est sur notre chemin. Fort heureusement nous ne sommes plus très loin et finissons par arriver à San Juan Nepomuceno. Cette petite ville nous semble sympathique, nous y dormirons une nuit  dans la maison de Javi.  

 

San Juan Nepomuceno, le 30 mai 2017

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