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Medellín

06/06/2017

Nous arrivons de bon matin à Medellín. Le trajet en bus a été effroyable, me (Amandine) faisant regretter 1000 fois de ne pas avoir plutôt pris mon vélo pour monter jusque là. L’air conditionné a fonctionné toute la nuit. Les locaux dans le bus avec nous s’étaient tous munis de couvertures, à croire que c’est normal de prendre une couverture et de laisser la clim en même temps. Cette “logique” nous ayant échappé, nous avons eu froid toute la nuit. La route était chaotique, des virages, des montées, des descentes, encore des virages et des montées, sur une route à double sens ou le chauffeur semblait avoir pris de parti de doubler sans cesse et de rouler uniquement sur la voie de gauche…
A 7h du matin, nous arrivons finalement à la gare routière de Medellín. Nos vélos et bagages n’ont cette fois pas subi de dégâts (pour qui voudra prendre le bus avec son vélo, sachez que la compagnie de bus Espreso Brasilia possède un modèle de véhicule qui permet de faire tenir debout les vélos entiers sans démonter la roue avant, le “creux du vélo” entre la selle et le guidon, pouvant se caler dans l’espace qui descend dans la soute et qui correspond au couloir dans le bus. Voilà pour la logistique.

A notre arrivée, je ne me sens pas très bien. Le voyage a fait des siennes et mon estomac n'a pas apprécié. Nous prenons notre temps pour équiper nos vélos avec les bagages. Comme à chaque fois que nous sommes statiques, des badauds viennent discuter avec nous et prendre en photo les vélos. Un Colombien plus zélé que les autres, vient nous demander le prix de nos vélos, nous dire qu’ils sont beaux. La conversation s’image très rapidement et dérape sur une imitation de doigts coupés, comprendre vos vélos coûtent deux doigts ici, sur une interprétation d'assassinat aux coups de couteau car nous allons nous faire tuer pour nos vélos. Bien bien bien… nous sommes ravis d’être arrivés jusque là.

Nous partons encore vite de là, une fois n’est pas coutume, il ne faut pas prendre racine. Nous sortons du dédale de la gare routière et partons en direction du sud de Medellín ou nous attends notre hôte Mauricio. Nous parcourons facilement les 13 kms qui séparent la maison de la gare. En chemin, surprise : une voie vélo, matérialisée en rouge vif, qui nous permettra de passer 10kms loin des voitures! Le pied!

Nous arrivons chez Mauricio, qui vit dans un quartier très sécurisé : que des hôtels de luxe, des immeubles de banques, nous avons l’impression d’être à la Défense.

 

L'appart est dans une résidence sécurisée.
Vous vous demandez pourquoi tant de précaution ? Parce qu’il a 10 ans de cela, Medellin avait la triste réputation d’être la ville la plus dangereuse au monde… (ça n’a changé que très récemment pour San Pedro Sula, au Honduras).
Imaginez quand Pablo Escobar était encore en vie…. On reparlera de sécurité dans un autre article pour vous en dire plus.

L’appart chez Mauricio est très clean, nous nous y sentons bien. C'est la première fois que nous pouvons boire de l’eau du robinet (quand même refiltrée, il ne faut pas s’enflammer) depuis 2 semaines.
Le soir nous nous rendons dans le quartier de El Pueblo pour manger une salade, puisqu’ici nous pouvons! Cette petite victoire!

Le lendemain, nous allons visiter le musée d’Antioquia. 

Il est gratuit pour toutes les personnes vivants dans les barrios, mais curieusement, il est complètement vide. On y voit beaucoup d’œuvres de Botero, l’enfant du pays, de même que d’autres salles plus éclectiques. 

 

En sortant, il est 5h, et l’ambiance a changé. Nous voulons aller faire un tour pour profiter du centre ville, mais nous rebroussons vite chemin vers le premier métro. Nous trouvons beaucoup de badauds, de gens très très pauvres et nous voyons que nous suscitons l’intérêt et même si nous sommes habillés humblement, (pas de bijoux, ni d’objet de valeur) nous sommes quand même repérables entre mille.
Le retour se fait sans peine. Nous repassons par le plus grand centre commercial que nous ayons jamais vu… on en profite pour passer au Jumbo, pour acheter de quoi se cuisiner un petit plat.
Nous passons la soirée avec Mauricio et ses amis.

Le lendemain, nous avons réservé un tour pour nous emmener au Rock de Guatape et à la ville de Guatape.

Le Rock de Guatape, c’est cet énorme morceau de roche qui dépasse du sol.

200m, que de la pierre et rien autour. Évidemment , comme c’est bizarre, tout le monde y est allé de sa propre thèse : extra terrestres, comète, et plus probable lave émergeant de deux plaques tectoniques.

A savoir : c’est un site du patrimoine mondial de l’UNESCO, mais qui est détenue par des privés… passe droit, bonjour.

Nous apprenons que le beau paysage que vous voyez ci dessous a été en partie façonné par l’Homme… et oui, suite à la mise en place d’un barrage hydraulique, cette région a eu vocation à retenir l’eau. 

Des milliers de personnes ont dû être déplacées suite à la montée des eaux. Comme tous les agriculteurs du coin avaient perdu leur travail, on leur a proposé de travailler comme commerçant dans la ville touristique en construction de Guatape.

Pour que le village soit attractif touristiquement, les locaux ont imposé un plan d’architecture commun. Du coup si vous voulez vivre à Guatape, vous devez avoir un sous bassement qui représente soit quelque chose du passé, soit un hobby de votre famille, ou votre ancien métier avant de devenir commerçant. (La brebis justement regarde en arrière, vers le passé).

 

Votre maison doit également être très colorée. C’est très joli mais une fois qu’on connaît l’histoire, on ne peut s’empêcher de penser que c’est un peu trop beau pour être vrai, en mode piège a touriste.
Nous rencontrons Nicole du Panama et Joëlle des USA.

Lundi, le lendemain, nous passons la matinée à prévoir notre trajet des prochains jours, et retrouvons Nicole pour déjeuner dans un restaurant typique Colombien. L’après midi est consacrée à la recherche d’une bombe au poivre, pour remplacer celle perdue dans les barrios de Carthagène. Nous trouvons notre bonheur dans un centre commercial, dans une boutique qui vend pêle-mêle des jouets pour enfants, des couteaux et des flingues (des vrais, si si)

Nous mangeons le soir des sushis, probablement les seuls que nous mangeons avant longtemps, et ce en compagnie de Mauricio.

Nous nous couchons tôt en prévision de la journée du lendemain .  

 

Medellìn, du 2 au 5 juin 2017

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