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Deux jours chez Javi

31/05/2017

Nous avons un peu tourné avant de rejoindre la maison de Javi. Impossible de trouver le nom des rues et le numéro des maisons.
Javi nous l'expliquera plus tard mais ici les locaux ne connaissent pas leur adresse. Que ce soit le facteur ou les habitants, chacun se repère car il sait qui habite où, ou en fonction de tel ou tel commerce. Il y a certes des plans précis avec des noms de rues et numéros de maison mais leur utilisation n'est pas nécessaire à la population.

La maison de Javi est spacieuse et agréable. Il y vit avec sa mère et, depuis peu il héberge Samuel, un professeur d'anglais envoyé ici par Peace Corps (une ONG américaine qui envoie des professeurs d'anglais dans des pays en développement). Au delà d'être extrêmement sympathique, Javi a un mode de vie très sain et travaille au mieux son empreinte écologique. L'eau de la maison provient d'un système de récupération des eaux de pluies (c'est le cas dans toute la ville mais ici il semble un peu plus élaboré). 

Aussi, le jardin permet de faire pousser fruits et légumes.


À peine arrivés, il nous propose un rafraichissement. Nous échangeons brièvement et Samuel nous rejoint. Sam nous parle d'un parc naturel à visiter avec un guide à proximité : le Sanctuario de fauna y flora Los Colorados. Il emmène Amandine réserver une visite guidées pendant que je fais une sieste.
Nous flannons dans la maison et sous le patio du jardin, le lieu est vraiment plaisant et nous sentons le besoin de nous reposer : entre mon genou et la chaleur cela semble nécessaire. Nous décidons donc de rester une nuit de plus à San Juan. 


Le soir, Javi nous avait préparé à manger : un bon repas végétarien. Après manger, il nous propose une balade dans la ville. Une bonne occasion pour nous d'entendre des anecdotes sur cette ville qu'il a vu évoluer au fils des années. L'apparition des motos qui est devenu l'unique moyen de circulation dans la ville en dix ans. Aujourd'hui les habitants prennent la moto pour tout, aller chez un ami qui habite à 30 mètres ou même transporter une machine à laver ! Javi nous raconte qu'il a y un loueur de machine à laver dans la ville, il vient avec la machine sur la moto, la branche chez le client le temps du lavage puis la rembarque. Malheureusement nous n'avons pas croisé ce héro.
Javi nous montre l'ancienne salle de cinéma de la ville qui est devenue un terrain de sport. En effet, à l'arrivée de la télévision par satellite dans la ville, le cinéma a fermé.
Nous rentrons tôt nous coucher, il fait chaud mais heureusement nous avons un ventilateur.

Le lendemain matin, nous sommes debout tôt pour aller faire une visite de quatre heures dans la jungle et peut être voir une espèce rare de singe. Amandine ne se sent pas bien. Nous prenons un copieux petit déjeuner préparé par Javi et décidons finalement de rester ici nous reposer. La fatigue d'Amandine est surtout dû à une grosse déshydratation.
Le midi Samuel nous propose d'aller manger dans un petit restaurant, nous le suivons. Ici il n'y a pas beaucoup de choix, Samuel nous explique que le restaurant sert deux plats et qu'il en mange tous les jours.

Je finis vite mon assiette mais Amandine ne touche presque pas à la sienne. Elle semble toujours déshydratée. Nous allons donc à la pharmacie acheter un remède miracle local. Samuel lui donne également un sachet de sels à boire pour s'hydrater. Quelques heures plus tard tout va bien et Amandine finit par manger.

Nous apprécions les échanges avec Javi et Samuel, ils nous racontent leur vie ici et nous parlons de sujets divers et variés. Il faut dire que les deux parlent anglais et que cela nous aide. Ils nous parlent de la notion du temps qui est bien différente de la nôtre en Occident. Ici un ami te dit qu'il va passer te voir dans l'après midi, il peut aussi bien passer à 14h qu'à 18h. À l'école, certains professeurs arrivent une heure après les élèves. Bref, la notion du temps est moins stricte.


Le soir nous allons faire une balade en dehors de la ville avec nos hôtes. L'endroit est beau, calme. Nous n'aurions jamais osé nous aventurer là bas seuls.  


Nous croisons des gens qui nous disent "Adios". Subtilité locale, lorsque l'on croise quelqu'un et qu'on lui dit "holà", cela ne veut pas que dire bonjour mais lance une discussion (qui pourrait être longue). Pour éviter cela, on peut se saluer en disant "Adios", c'est une sorte de bonjour et au revoir.

La chaleur est toujours présente et en faisant nos recherches, nous nous rendons compte qu'il n'y a pas d'hôtels dans les prochains villes pour faire des étapes courtes. J'ai aussi des doutes sur mon genou. Nous décidons donc d'aller à Medellin en bus de nuit. La nuit prochaine nous prendrons un bus, pour un trajet de dix heures.

L'après-midi avant de prendre le bus, Javi prépare des sandwichs afin que nous ne partions pas le ventre vide. C'est très attentionné de sa part. Samuel nous accompagne jusqu'au bus afin de s'assurer que tout se passe bien. Merci à lui car il facilité grandement les choses. Nous rentrons dans le bus, c'est un avion ! Climatisation, fauteuils qui se couchent, écrans tactiles avec films, musique et jeux, connection wifi. 

La nuit nous apprendra que comme un avion, ce bus peut offrir de belles turbulences sur la cordillère des Andes.

San Juan de Nepomuceno, les 30 et 31 mai 2017
Lien Airbnb chez Javi : http://abnb.me/EVmg/gvpM5uVPQD 

 

 

 

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