© 2017 - A Bicyclette - Le voyage à vélo

NOUS SUIVRE

  • YouTube Social  Icon
  • Facebook Social Icon

Sur les traces du Rio Cauca - Partie 1

08/06/2017

Nous partons de très bonne heure de Medellin pour éviter le traffic fou de cette ville tentaculaire.

Nous prenons l’autoroute qui mène vers le sud, pour rejoindre la ville d’Amagá. Une étape de 38 km avec 800 m de dénivelé.

La sortie de Medellín se passe étonnamment bien, nous n’aurions jamais cru qu’il serait si “facile “ de rouler sur une autoroute  moyennant bien sûr de ne pas stresser à cause des motos qui nous frôlent et du trafic chaotique  sur les voies d’insertion et de sorties.
Une fois passée la ville d’Envigado, l’ascension démarre. 

Heureusement il est encore tôt, et nous profitons de la relative fraîcheur et de l’ombre pour la montée. Nous arrivons au terme d’une montée de 10km à Caldas! 

Un petit jus d'orange pressé sur le bord de route fini de nous requinquer!

A 12h, nous arrivons à Castillo, un hameau d’Amagá, où nous nous arrêterons pour la nuit. En cherchant notre hôtel, nous nous trompons de route et débouchons devant un petit restaurant. Je vais demander notre route, reprend le vélo, et trois mètres plus loin, les 4 chiens du restaurant nous poursuivent en aboyant. Je dégaine la télécommande anti-chien pour sauver les mollets de Fabien, active le bouton pour envoyer les ondes : on assiste à une volte face direct des 4 molosses qui n’étaient qu'à quelques centimètres des jambes de Fabien, pendant que dans mon élan pour saisir la télécommande, je n’ai pas fini de ranger mon téléphone… Patatras… la chute. La rencontre avec le gravas Colombien ne passe pas bien, l'écran est complètement explosé. Ce qui nous agace profondément à propos des chiens ici, c’est que leurs maîtres ne prennent même pas la peine de les tenir, de les retenir et de s’excuser quand ils nous attaquent. Ça nous donne des petites envies de mort aux rats qu’on administrerait bien aux deux espèces en question...

Le domaine Finca El Palmar est superbe, nous avons un bungalow de 10 personnes pour nous deux et profitons de la piscine pour nous détendre. Pas facile la vie :-). 

 

Sur la route nous avons remarqué des publicités pour des “Chorizos“. Nous comprenons plus tard qu'il s’agit de saucisses, mais pas du chorizo que nous connaissons, plutôt d’un genre de saucisse fumée (ici la nourriture n’est pas très pimentée). Dans le mille, quand Fabien trouve des saucisses fumées il fait quoi? Un rougail saucisses ! Nous nous mettons donc en quête des ingrédients. Pas gagné quand même en plein milieu de la campagne Colombienne.
Nous trouvons au bout d’une demi heure de marche, une boucherie et les fameux chorizos ! Un monsieur qui faisait la queue devant nous nous confirme que ce sont bien des Chorizos, nous apprends à prononcer le mot correctement. La discussion s’engage et il est très surpris d’apprendre que nous venons de France. Quand nous voulons payer, il refuse et prend nos saucisses sur sa note… il écopera d’une bise pour sa gentille attention.

Nous trouvons le reste des ingrédients dans un mini supermarché à côté et repartons très content ! Un régal se prépare pour ce soir !

Nous ne dormons pas très bien, le confort un peu spartiate, la moustiquaire est attachée en système D qui nous retombe sur la tête à la première occasion et nous entendons des bruits qui nous font craindre pour nos vélos toute la nuit.

Le lendemain, une petite étape nous attend.

Nous nous réveillons vers 6h, l'air est frais et il pleut. Une bonne raison pour rester au lit. L'obligation de partir tôt pour éviter les fortes chaleurs n'en ai plus une ...
Nous partons donc tard, pas très bien réveillés, mais nous avons normalement devant nous 32 km de descente, le pied ! 

Après une heure de boucles, dans des paysages magnifiques, nous atteignons Bolombolo, dans la vallée du Rio Cauca, où nous voulons faire une pause. Eh bien ce sera pour une autre fois : à peine descendu de vélo, Fabien se fait accoster : “ combien coûtent vos vélos? Combien ca vaut une sacoche? Et ça?" (Ça étant un porte bagage). Il y a beaucoup de monde autour de nous, tous s'arrêtent pour nous regarder comme si une nouvelle espèce arrivait en ville. Fabien sent le lieu oppressant et l'individu qui l'accoste (et qui continue à lui parler d'argent) est loin d'arborer un sourire accueillant. Par sécurité il me demande de remonter sur ma selle.

En moins de trente secondes, nous repartons, sans coca, sans eau. Tant pis, on fera une pause en bord de route, on ne reste pas sur place quand la première chose que les gens nous demande à attrait à l’argent.

Nous continuons notre route vers le sud, en longeant le fleuve Rio Cauca. La route est maintenant un enchaînement de petites montées, petites descentes, c’est agréable. Nous sommes régulièrement stoppés par des travaux sur cette route, qui souffre de la proximité avec le fleuve et de ses débordements. 

12 km plus loin, nous avons normalement atteint notre destination. Nous ne sommes pas crevés et avons une longue étape pour demain donc décidons de pousser un peu plus loin. Tout autour de nous, s'enchaînent des plantations d’oranger! Il y en a partout, c’est très beau! Nous arrivons encore 12 km plus loin à Cauca Viero, où nous avions repérés un hôtel. Le GPS indique une route à droite, mais ça n'a pas l’air d’un village, plutôt d’une enceinte privée. Mais le GPS est formel : c’est là !
C'est un endroit comme pas d’autres. Murs d’enceinte de 5m, poste de sécurité à l'entrée avec gardien 24/7, à qui nous devons décliner notre identité : ca rigole pas. Bizarre pour rentrer dans un hameau…
Nous entrons dans le village, dont les rues sont entièrement pavées (gros pavés pas uniformes, pas bons pour nos vélos sans suspensions, et même si nous avons confiance en nos jantes et pneus, et que le guidon Baramind amortit les chocs, nous descendons à pied vers l’hôtel.) Le hameau ne dispose que de villas de très grand luxe, avec maisons coloniales, piscines intérieures. Ça contraste complètement avec Bolombolo, à 20km de là, où les maisons étaient en tôle.
Tout a l’air inhabité. 

 

Nous rencontrons une seule personne, qui nous parle directement en anglais, pour nous demander d'où nous venons et jusqu'où nous allons.
Arrivés à la place du village, nous trouvons notre hôtel : superbe, il n’y a pas d’autre mot! Une belle demeure coloniale, avec une piscine de 20m, un endroit très raffiné ou l’on passe du classique en sourdine : on se sent bien ! Un autre couple est là, sans doute en lune de miel à en juger par le champagne qu’ils sirotent dans la piscine!

Bon, on se cache pas qu’on explose cette nuit là notre budget dodo, mais entre ça et les maisons en tôle, je suis quand même mieux là : être routs ça a ses limites! Ah ah ah.

On est quand même intrigués par cet endroit, et on fait nos recherches : c'est un village privé, ultra sécurisé, parce qu’ils disposent d'une salle de vente ou se négocie…. Le prix des oranges ! Dès lors, il fallait un endroit pour accueillir les acheteurs de chez Joker et Innocent, ils ont privatisés le village.

Nous mangeons le soir dans l’hôtel, c’est très bon, et nous couchons tôt en prévision de la grosse étape de demain, sereinement car nos vélos sont à l’abri, et que nous nous sentons en sécurité. 

 

Cauca Viejo, le 6 et 7 juin 2017

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Retour manqué

21/12/2017

El Chaltén ... this is the end

10/12/2017

1/15
Please reload