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Thermes de Santa Rosa, direction Salento

13/06/2017

Après une bonne grasse matinée pour nous remettre de nos péripéties de la veille, nous décidons d'aller aux Thermes de Santa Rosa De Cabal, principale attraction de la région. La cousine du gérant, qui nous a accueillis / ouvert la porte la veille, et qui est normalement responsable du ménage (détail qui aura son importance plus loin) nous propose d'acheter directement les tickets d'entrée des termes à l'hôtel. Puisqu'on y est, allons y. C'est pas donné. D'ailleurs rien n'est donné en Colombie. Leur PIB a beau être 8 fois inférieur à celui de la France, les prix des logements ou activités sont très souvent similaires à ceux pratiqués dans l'hexagone. Seule l'alimentation est visiblement moins chère.

Nous demandons à la gérante de l'hostel de nous appeler un taxi (ce qu'elle avait proposé la veille, et qui fait notamment parti des prestations qu'ils proposent). Malheureusement ce n'est pas possible car elle a plus de crédit... Et que faute d'internet qui ne fonctionne plus, elle ne peut pas utiliser what'sapp. (c'est très répandu en Colombie pour appeler, même les fixes. Les opérateurs de téléphonie proposent d'ailleurs des forfaits avec whats'app et Facebook en illimité.)
Elle nous oriente sur la place centrale où nous trouverons "facilement" un taxi ou une navette. Malgré la pluie torrentielle, nous sortons à la recherche du moyen de transport. Arrivés à la place nous nous abritons à l'entrée d'un magasin pour tenter d'apercevoir un transport pour les thermes. À chaque taxi qui passe (il n'y en a pas beaucoup) nous nous exposons à l'averse pour nous rapprocher et faire signe aux chauffeurs. Aucun d'entre eux ne s'arrête. Visiblement nous ne sommes pas au bon endroit.
Au bout de quinze minutes, nous sommes trempés jusqu'aux os et découragés. Certains locaux nous regardent depuis leurs abris (cafés, boutique...) mais personne ne semble vouloir nous aider... C'est bien connu, la pluie, ça mouille...
La pluie est toujours battante, des torrents d'eau se forment le long des rues, torrents que les maigres égouts ne parviennent pas à évacuer : il y a 15 cm d'eau stagnante dans toute la ville. À un feu rouge, nous remarquons une jeep. On s'approche pour lui expliquer notre cas. Malheureusement, le bruit et la pluie n'aident pas notre espagnol chancelant. Nous ne comprenons pas la réponse, le feu est vert, le véhicule redémarre... pour s'arrêter 20 mètres plus loin. Nous le rejoignons et le chauffeur nous dit de monter, il nous emmène ! Enfin un type sympa, voir plus que cela, un type adorable (c'est une espèce rare dans cette région de la Colombie), il nous conduit aux Thermes alors que ce n'est pas sa route. Cela fait quand même un détour d'une trentaine de kilomètres dont une partie sur une route de cailloux. Nous sommes à deux sur un siège à côté du conducteur. Juan, notre chauffeur improvisé est professeur dans une école de la ville. Il nous questionne sur notre voyage et nous essayons (avec nos petites bases d'espagnol) de tenir la conversation. Les questions de nos interlocuteurs sont souvent les mêmes : vous êtes de où ? Où allez vous ? Vous êtes mariés ? (Nous répondons systématiquement oui, c'est plus simple et mieux vu). S'ensuit la question critique : "Vous avez des enfants ?"
Euh non.
Et là un mur d'incompréhension se hisse entre nous. Comme si l'un était le pendant de l'autre, le mariage ne s'envisageant que dans la perspective d'un enfant. Amandine s'agace de ce genre de remarques, mais faute de vocabulaire, privée de sa repartie bien sentie, elle reste pour le moment muette et contrariée.

Au bout d'une quinzaine de minutes nous arrivons. Nous saluons notre chauffeur préféré et nous rendons à l'entrée des thermes.
Une mauvaise surprise nous attend, la caissière ne veut pas accepter les tickets qui nous ont été vendus à l'hostel. Il manquerait la souche des tickets. Amandine lui communique le numéro de l'hôtel, et de notre vendeuse improvisée, qui aurait mieux fait de s'en tenir à ses attributions premières. Hors de question de payer deux fois. La caissière appelle quelqu'un d'autre (à priori son responsable). De ce que nous comprenons, elle lui dit que nous sommes deux touristes qui ne parlons pas l'espagnol et qui ne comprenons pas que nos tickets sont invalides. Bien, jouons les idiots qui ne comprennent pas et ça passera peut-être ... Et ça passe !
On chope les bracelets et c'est parti pour un plongeon. 

 

Nous profiterons des bassins des thermes, mis à part celui de la cascade qui est gelé. Les autres sont chauds, très chauds. 

Pour le retour, nous prenons un bus, à moitié rempli d'employés des Thermes pour rejoindre le centre ville.  

 

Le lendemain nous partons tôt car une grosse journée nous attend. Une longue partie du trajet consiste à traverser la banlieue de Pereira, le chef lieu de la région. Nous sommes essentiellement sur de la quatre voies. 

 

 

Entre les montées qui n'en finissent plus, le vent de face et la pluie, l'envie nous reprend de nous faire transporter par un véhicule. Ce ne sera pas pour aujourd'hui non plus car personne ne s'arrête. Enfin si, un bus à deux kilomètres de la fin nous encourage. Il ne peut pas nous prendre car il n'a plus de place, mais le coeur y est.

Sur une descente à proximité de Salento, nous nous faisons poursuivre par deux bergers allemands très menaçants. Amandine utilise la télécommande à ultrasons pour les éloigner mais ils reviennent deux fois à l'attaque. Seule la pente à 15% nous aura permis de nous débarrasser durablement de ses sales canidés.
Comme vous avez pu le comprendre, nous sommes loin d'être les meilleurs amis des animaux. Les chiens, et leurs multiples attaques lors de nos randonnées et ballades à vélos, ont fini par devenir nos pires ennemis. Du coup, on emmène toujours deux choses avec nous : une télécommande à ultra son qui fonctionne très bien, à courte distance, sur le chien moyen. (Pour les chiens d'attaques qui sont dressés et habitués à ses bruits, aucune efficacité malheureusement, et seul un miracle sauvera vos mollets). Le deuxième engin, c'est la bombe au poivre, qui a déjà démontré son efficacité sur plusieurs sujets, volontaires ou non.... 

 

En fin d'après-midi, nous arrivons enfin à Salento. La frayeur d'Amandine est toujours de devoir pédaler de nuit. Heureusement cette fois nous n'arrivons pas trop tard à l'hôtel.
On vous laisse deviner ce qu'il s'est passé avec notre réservation... Ce n'est pas grave, cette fois l'accueil est chaleureux, on nous trouve une chambre de remplacement et la gérante nous offre une bouteille de vin pour s'excuser. Vin que nous pourrons boire dans le jacuzzi. Merci la Casa de Los Dos Palmas et bon anniversaire Amandine avec une journée d'avance. 

 

Salento, les 11 et 12 juin 2017

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