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Direction Santa Rosa de Cabal

10/06/2017

Au petit matin nous prenons notre petit déjeuner tôt et profitons de la vue impressionnante depuis l'hôtel. 


Je cherche le patron, impossible de le trouver. Une des employés m'emmène devant sa chambre puis me demande d'attendre à l'extérieur. Le parrain sort de sa chambre avec le combo caleçon + chemise débraillée. Il me demande si nous avons bien petit-déjeuné et comment il peut m'aider. Je lui rappelle que nous n'avons pas de liquide pour payer la chambre.
Il me dit qu'il se prépare et vient me chercher dans ma chambre. Vingt minutes plus tard pas de nouvelle du gugus, je vais à l'accueil et le voit au téléphone : il appelle un contact pour que je paie chez lui avec ma CB et que ce dernier lui donne l'argent en liquide. Visiblement la personne n'est pas emballée par l'idée. Apparement à cause d'une sombre histoire de comptabilité qui ne serait plus bonne après... Ah bon?!

Entre deux recherches de blanchiement, le parrain me demande si je peux traduire le site de son hôtel en français. Euh, oui pourquoi pas.


Finalement, nous partons en voiture, ce n'est pas le parrain qui conduit mais une de ses employées. Au bout de dix minutes de route, je commence à me poser des questions, nous ne sommes pas partis dans la direction de la ville la plus proche. Cinq minutes plus tard, je l'interroge et il me dit que l'on va au supermarché pour que je lui paie ses courses...  Soit disant parce qu'il n'y a pas distributeur sur la route (j'en remarque pourtant quelques uns ...). Je m'énerve légèrement en précisant qu'il ne m'avait pas prévenu et que nous avons de la route à faire en vélo. Pas vraiment le temps pour une séance shopping accompagné de mon mafieux préféré. Pour aller plus vite, il n'achètera "que" des bouteilles de rhum. Un rhum local intitulé "Rom de Caldas" (Je goûterai une version vieillie quelques jours plus tard, la distillerie a encore du travail sur ce produit). 


Au moment de payer, le parrain se rend compte qu'il manque 2000 pesos sur le montant par rapport au montant de la chambre. Il me laisse à la caisse et va vagabonder pour trouver un produit pour compléter la somme, me laissant seul à la caisse, devant des regards désaprobateurs des 5 personnes qui attendent derrière moi. Pour info on parle de 62cts d'euros. À ce moment le Parrain n'est plus parrain, il a perdu toute sa crédibilité à mes yeux.
Nous rentrons à l'hôtel, la petite course m'aura fait perdre près d'une heure ...

Pendant mon absence, Amandine avait tout préparé. Nous décollons donc sur le champs. Il est midi passé, c'est la mauvaise heure et nous démarrons sur 2kms de montée. Une descente s'en suit, probablement la meilleure descente que nous ferons en Colombie : une route de campagne goudronnée, presque en bonne état, qui nous balade à travers les plantations de café. 

Le bonheur ne dure qu'une dizaine de minutes, puisque nous nous retrouvons de nouveau sur des montées difficiles.
Amandine me propose d'arrêter un véhicule pour avancer jusqu'à Santa Rosa de Cabal. Je préfère essayer de continuer à vélo. Une demi heure plus tard je me range à son avis. 

 

La légende urbaine qui veut qu'un camion ou bus s'arrête pour nous transporter restera légende. Nous l'avions pourtant lu dans de nombreux blogs. Malgré les pentes à 20 degrés, une pluie battante et nos signes de la main, tout le monde s'en fout. Seules une voiture et une moto se sont arrêtées, pensant que nous demandions notre route.
En fin de journée, après avoir bien poussé nos vélos sous la pluie, nous arrivons dans la banlieue de Santa Rosa de Cabal. A l'entrée de la ville, un individu se situant de l'autre côté de la rue me crie "hey you !"  et se mime en train de me tirer dessus.
À chaque journée sa dose de cinglés.

Nous arrivons à l'hostel vers 6h, extenués par nos derniers efforts pour traverser la ville en vélo : il commence à faire nuit et il pleut, on ne traîne pas. Comme d'habitude ils n'ont pas notre réservation, mais il y a de la place. Comme d'habitude, ils disent qu'ils parlent Anglais, et nous n'obtenons que du charabia hispanisan. Nous faisons de petites courses pour nous préparer à manger, dînons sur la terrasse de l'hostel et allons nous coucher, bien content d'avoir devant nous une journée de repos dans les termes.  

 

Santa Rosa de Cabal, le 10 juin 2017

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