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La Colombie à vélo

19/06/2017

Après un mois passé en Colombie, de Carthagène à Ipiales, à la frontière équatorienne, sur nos vélos équipés version frenchy, nous vous proposons un petit bilan de notre expérience cycliste Colombienne. Pour commencer, voici une vidéo  présentant les lieux qui nous ont marqué. 

 

 

 

 

Ensuite, une petite synthèse des elements les plus marquant :


Des villes VS des champs
Nous avons constaté un énorme décalage entre les villes et les campagnes. Tant niveau de l’accueil que des conditions de vie. Nous avons vraiment eu l’impression d’un pays à deux vitesses, entre les grandes villes et les centres touristiques où tout est propre, très à “l’occidentale“, avec beaucoup d’officiers de police, des rues bien éclairées, des centres commerciaux ultra high-tech (de quoi faire pâlir les 4 temps à la Défense), et beaucoup d’argent. 

Ça contraste énormément avec des endroits beaucoup plus modestes, surtout dans les campagnes, où seules les rues principales sont goudronnées. Le reste c’est de la terre battue avec des cailloux… imaginez quand il pleut... Les gens disposent à peine du minimum vital...  


J’en viens à cette autre conclusion : les colombiens sont très innovants et doués pour le commerce. Beaucoup sont des self-made men. Nous en avons rencontrés quelques-uns sur notre route, partis de rien, devenus des businessmans qui n’ont rien à nous envier.

Propreté
C'est une drôle d'expérience que de voir des mères de famille balayer leur devanture de porte, pour enlever la poussière qui reviendra avec un coup de vent 5 minutes après. On a vu ça tous les matins. Une habitude nationale il faut croire. Gabriel Garcia Marquez le mentionne d’ailleurs, dans "100 ans de solitude". De même, nous n’avons presque pas vu de déchets en bord de route, ni dans les villes. Globalement, même dans les hostels (à part le premier qui laissait un peu à désirer) tout était très propre.


Les chiens
Il y en a partout, partout… PARTOUT. Pour une écrasante majorité, ils errent dans la rue, défendent le peu de terrain qu’ils considèrent comme le leur… et évidemment, ils grognent, aboient et coursent les cyclistes.
On s’en débarrasse tant bien que mal avec une télécommande à ultrasons et en dernier recours, on utilisera une bombe au poivre, qui pour le moment, reste sagement dans ma sacoche de guidon.

L’insécurité
Sans penser que la Colombie c’était Disneyland, parce que quand on habite le 18ème à Paris, on prends quelques réflexes, on ne s’attendait pas à autant d’insécurité. Les locaux nous ont prévenus des dangers, certains nous ont vivement recommandé d’éviter le sud du pays, toujours occupé par les milices de l’ELN et les barons de la drogue. Tout en évitant les endroits sensibles et en étant vigilants et prudents, on a eu quelques expériences pas très heureuses avec les locaux, tant dans les grandes villes avec des approches organisées, ayant convoitise comme mot d’ordre, que dans les campagnes, avec des techniques diverses, passant parfois par des noms d’oiseau, notre couleur de peau nous identifiant souvent comme des Gringos ...
Beaucoup de nos lectures (livres et blogs), nous indiquaient une situation idylique mais il nous semble important de nuancer. Certes, si l'on reste dans les lieux construits de toutes pièces pour les touristes et si l'on se déplace par groupe via un tour operator, la Colombie peut paraître sécuritaire. Si l'on sort de ce cadre (ce qui est inévitable en voyageant à vélo), le pays reste dangereux. Ce qui implique d'être constamment sur ces gardes et être discrets. Être discrets, ce qui est difficile car nos beaux vélos sont loin de passer inaperçus. Beaucoup de voyageurs, choisissent des vélos entièrement noirs, les nôtres ont des couleurs plus flashy (sans parler des sacoches). Ceci nous rend plus visibles par les véhicules mais aussi par certains individus qui nous ont abordé pour nous prévenir que nous nous ferons agressés pour nos vélos. Voici les recommandations du Ministère des Affaires Étrangères :


Barbelés
Résultante du climat de guerre civile qui a longtemps régné dans le pays, tout est protégé par du barbelé. Pas un bord de route qui ne soit délimité. Pas un champs, pas une prairie. 

Pire, pas une maison sans verre pilé et rouleau épais aux dents profondes qui ne soit là pour dissuader de s’approcher des murs. C’est déconcertant, point de vue d’européen, de voir du barbelé partout. Ca nous rappelle des heures pas très heureuse de notre histoire et surtout, ça entretient le climat d’insécurité permanente.

Guatapé ? 
Nous avons le sentiment que des endroits magnifiques ont été construits de toute pièce pour les touristes, comme Guatapé par exemple. Cette ville a été reconstruite de toute pièce pour accueillir la population déplacée suite à la construction d’un barrage hydroélectrique. Ils peignent les soubassement des maisons pour que l’ensemble reste joli pour les touristes...


État des infrastructures routières
A part le premier jour, où nous avons dû rouler sur des cailloux et de la terre battue, parce que nous nous étions perdus dans les barrios de Carthagène, nous avons beaucoup roulé sur la panamericaine. On avait lu qu’elle était dans un état déplorable à certains endroits, et on craignait un peu les vibrations qui occasionneraient blessures des premiers jours, surtout à cause de la selle. Du coup, nous avons été agréablement surpris d’une part, de l’état de la route, et de l’autre du confort de nos selles.  

 

Alimentation

C'est un des sujets sur lequel nous avons été extrêmement vigilants. Il faut dire que les récits de voyageurs ayant souffert d'une intoxication alimentaire sont légions. Nous buvons beaucoup de coca, notre désinfectant, et de l'eau qui est soit en bouteille, soit filtrée par nos soins (chaque jour nous filtrons l'eau de nos gourdes). Lorsque nous avons un doute sur la nourriture nous évitons de la manger. Il vaut mieux éviter les aliments non cuits. Nous avons donc fait l'impasse sur les crudités qui sont souvent servies avec les plats. Un soir, Fabien a fait l'impasse sur cette règle, sa folie de salade étant plus forte que tout, et son estomac l'a rappelé à l'ordre dès le lendemain. Globalement nous avons très bien mangé en Colombie. 

 

Téléphone
Nous avons acheté des cartes Sim chez Claro avec un accès aux données internet. Il y a plusieurs opérateurs en Colombie, notre choix s'est orienté vers celui qui, à priori, couvre l'ensemble du territoire.

Depuis une boutique Claro, les vendeuses nous ont installé les puces, il faut compter $ 45 000 par puce pour un abonnement 2Go d'un mois avec WhatsApp, Facebook et Twitter illimités.
Chose que nous n'avons pas compris, pour cet abonnement nous sommes obligés de payer en liquide.

 

 

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