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En passant par San Gabriel et Ambuqui

22/06/2017

La route de Julio Andrade à San Gabriel est, pour notre plus grand bonheur, une grande descente. C'est en voyant notre première moissonneuse que nous nous faisons la réflexion : malgré nos passages dans des zones agricoles en Colombie, nous n'en avions pas rencontré ! 

Nous remarquons que la panaméricaine est en très bon état et que les routes secondaires sont pavées avec du ciment auquel on a donné une forme bien particulière : c'est un moyen de reconnaître les rues principales des grands axes. Un policier nous informera un peu plus tard que le gouvernement équatorien a énormément investi dans les infrastructures de transport, ce qui explique le très bon état des routes nationales. 

A San Gabriel, nous trouvons un hôtel qui brille par un décor kitsch au possible : napperons, rideaux en dentelle, fleurs en plastique et mobilier des années 60. Un vrai voyage dans le temps. L'entrée est très bruyante et le personnel pas du tout discret : ils feront le ménage jusqu'à 7h du soir. Nous hallucinons devant si peu de productivité : il aura fallu une après-midi pour passer le balai et faire le sol dans un couloir. 
Vers 15h, nous allons manger dans un restaurant de parillas, sorte de barbecue, dans un pseudo centre commercial. Je ne suis pas tentée mais cède devant l'enthousiasme de Fabien. Comme prévu la viande n'est pas bonne, le service affreux et le gérant fait mine d'ambiancer le service en mixant sur Virtual DJ... Super ! Amis voyageurs, il est fort probable que vous ne trouviez jamais ce restaurant gastronomique en passant par San Gabriel. En effet, pendant notre repas, des individus enlevaient les enseignes extérieures du restaurant. Il va probablement fermer prochainement. Zut alors... 

Nous décidons de faire quelques courses rapides, dans un supermarché et nous apercevons la plus grosse pile d'œufs jamais vue ! 

Le supermarché dispose d'un rayon grains hallucinant : riz, maïs et autres lentilles non identifiées : toutes les contenances sont possibles, allant de quelques centaines de grammes à des sacs de dizaine de kilos. Ça rappelle à Fabien l'ile de la Réunion!

Nous retournons à l'hôtel et nous reposons en prévision des nombreux kilomètres du lendemain.

Nous sommes réveillés par la télévision de l'accueil vers 7 heures, c'est un journal télévisé. Vers 8h30, on frappe vivement à notre porte pour nous informer que le petit déjeuner est prêt et que nous devons venir au plus vite. Non mais ! Il ne faut pas les déranger ceux là. Nous y allons, après 20 minutes, notre petit déjeuner est effectivement servi. A 10h nous quittons l'hôtel. 

J'ai mal accroché une de mes sacoches qui se fait la malle lors d'une descente dans les rues de San Gabriel. En raccrochant des équatoriens viennent discuter avec nous. Ils sont très sympas et prennent une photo avec nous. Puis il est temps de partir : nous enchaînons montées et descentes pour arriver à "Bolivar". Les choses sérieuses commencent : une descente de 20kms, qui nous fait passer de 3100 à 1700 mètres d'altitude ! 

La route, toute neuve, serpente entre les monts pour rejoindre la Vallée du Rio Chita. Ici, nous remarquons que les locaux ont la peau noire. Nos hôtes nous expliquerons plus tard que se sont les descendants des esclaves, qui avaient été amenés dans la région pour cultiver la canne à sucre. 

Le temps, qui était frais et humide, change rapidement. Les paysages aussi changent : en haut des prairies, des cultures de salade à même le sol, dans des terrains extrêmement pentus obligeant le travail à la main.
De nombreux arbres fruitiers et de plus grosses exploitations se succèdent dans la vallée : oranges, mangues, avocats...  

 

Après une pause mangue et coca, nous arrivons à l'hôtel réservé pour la nuit.

Le soleil est à son zénith, il fait chaud et soif. Notre logement a des allures de maison de retraite, c'est très drôle car cela sent le vieux. Le lieu est agréable. Juan, le jardinier, nous emmène, sans une certaine fierté, faire le tour du verger : manguier, mûrier, avocatier et plantation de banane ! C'est un paradis ! 

 

 

Chaque paradis à néanmoins sa part d'enfer : la notre se manifestera sous forme de piqûres : nous nous sommes fait dévorer par les moustiques pendant la balade. Plus de 50 sur mes deux jambes!


C'est le milieu de l'après-midi : nous allons goûter, enfin manger des pizzas à l'hôtel Kibutz à côté.
En revenant à notre logement, nous profitons de notre soirée pour nous reposer, lire et préparer l'étape du lendemain. Nous anticipons une montée qui ne laissera pas nos mollets indifférents ! 
 

Ambuqui, les 21 et 22 juin 2017

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