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Ambuqui - Ibarra - Cotacachi

25/06/2017

Au petit matin, nous profitons d'un beau petit déjeuner avec les légumes et fruits du jardin. Le soleil tape déjà fort quand nous partons de l'hôtel del Oval del Pedegal à 9h30. 

La route descend jusqu'à Salinas, nous voyons au loin une ligne de chemin de fer. S'en suit une montée infinie pour rejoindre Ibarra. Une route en épingle qui nous fera tour à tour pousser les vélos et appuyer difficilement sur les pédales. Nos cuisses s'en souviendront. 

La montée est infernale sous ce soleil de plomb. Et dire que deux jours plus tôt nous enfilions les polaires. Après la montée maudite, nous prenons une pause bien méritée, des chips et un coca bien frais, dans un restaurant de routier. En Équateur les points d'arrêts pour s'hydrater ou se restaurer sont peu nombreux. Nous pouvons faire 30kms de route sans rien trouver. Nous n'avons pas été habitués à cela en Colombie où il y avait des restaurants ou épiceries tous les 5 à 10 kms.
Il nous reste encore 11 kms, la chaleur va les rendre bien longs. Nous montons vers la banlieue d'Ibarra, puis traversons les barrios en descente.
Un cycliste nous rattrape, il s'appelle Andrès et traverse comme nous l'Amérique du Sud à vélo. Il a commencé à Bogotá et voyage avec seulement...un sac à dos! Il n'a même pas de téléphone. Nos chemins se séparent rapidement sans savoir si nous nous recroiserons.
Nous continuons notre route et comme souvent nous nous perdons. Heureusement Fabien retrouve le chemin. La route vers l'hôtel Carnavalle est loin d'être idéale pour les vélos : 2kms de descente bien pentue sur pierres ! Nous pensons déjà avec anxiété qu'il nous faudra au moins une demi heure à pousser les vélos pour repartir de là. 

À l'arrivée c'est super, nous avons un bungalow avec vue sur le pont du chemin de fer où passe un train (celui dont nous avons vu les rails plus tôt et qui va à Salinas). 

Nous profitons du jacuzzi et mangeons à l'hôtel. Le restaurant est excellent. Nous rentrons, Fabien reprends ses séries et je termine "100 ans de solitude", du célèbre auteur Colombien.

Nous nous levons pour profiter in extremis du petit déjeuner, un buffet avec du vrai pain, du fromage, du jambon et pas d'œufs ! C'est la première fois que le petit déjeuner n'en propose pas, et cela fait du bien !
La propriétaire se joint à nous, curieuse. Elle est américaine et a fait un petit voyage à vélo avec son mari il y a 10 ans... pour s'essayer avant d'entamer les choses plus sérieuses :-)
Elle nous dit que l'attraction principale de la ville, le train pour Salinas, est complète. Nous sommes samedi, et apparemment le week end, il faut réserver jusqu'à trois mois à l'avance...
Nous trainons avant de partir en ville découvrir Ibarra. 

 

 

Une petite balade rapide entre la gare, le marché et la place principale et nous voilà revenus. Nous demandons à la propriétaire de nous réserver un taxi pour aller aux termes de Chachimbiro (qu'elle nous avait fortement conseillé). La route est vallonnée, de quoi être bien malade en voiture mais le lieu en vaut le coup : une multitudes de bassins d'eau chaude à des températures différentes, des fontaines et cascades. Nous essayons de nous isoler un peu car nous sommes samedi soir : il y a donc pas mal d'enfants qui sautent de tous les côtés : pas des plus relaxant.
Nous repartons pour dîner dans notre bungalow, des avocats et autres petites choses achetées durant l'après midi à Ibarra.

Réveil difficile en ce dimanche matin. Nous déjeunons puis nous faisons emmener en haut de la côte par la gérante. Pire idée... nos vélos sont bazardés sans sommation et écopent de quelques rayures supplémentaires ! C'est décidé, c'est la dernière fois que nous les mettons dans un moyen de transport non adapté. Nous pousserons la prochaine fois.
Une fois les roues avant remises dans l'axe (ce qui nous prendra du temps), nous partons pour rejoindre la panaméricaine jusqu'au village pittoresque de Cotacachi. La montée est rude et nous devons nous arrêter pour remettre de l'eau dans nos gourdes car l'eau gazeuse que nous avions mis dans nos gourdes par erreur c'était en partie échappée dans la voiture de la gérante.

Après 20 km de montée, nous tournons à droite pour descendre une gorge sur 2 km puis enchaînons sur de longues montées en épingles. Nous regrettons que le génie civil équatorien n'ai pas pensé à construire des ponts ou tunels dignes de ce nom. 


En arrivant à Cotacachi, le village est bloqué par une procession. Il y a énormément de monde et nous décidons de ne pas être curieux avec nos vélos. De toute façon nous sommes déjà en retard. Nous suivons les indications de nos hôtes (#warmshower) pour nous rendre chez eux. Ils habitent une zone isolée, dans une ancienne ferme réaménagée. En route, les chiens de la laiterie du coin s'en prennent à nous, la télécommande nous sauve les mollets une fois encore, et nous arrivons enfin à la ferme pour être accueillis chaleureusement par Ron et Suzy.  

 

Cotocachi, les 23 et 24 juin 2017

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