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Cotacachi, chez Ron et Suzy

28/06/2017

Nous arrivons donc chez Ron et Suzy ce beau dimanche après midi. Ils sont originaire de la ville de Lincoln, dans le Nebraska. Ils se sont installés ici pour y passer leur retraite. Auparavant, ils travaillaient tout deux à l'université, Suzy dans divers programmes ayant attrait à la diversité culturelle, et Ron était chargé de faire venir des artistes divers se produire à l'université. Il connaîssait bien Pina Bausch (les amateurs d'opéra apprécieront). Leur maison, située dans une ferme réaménagée, est très jolie et décorée avec goût, avec de l'artisanat local. Ça nous change des fleurs en plastique qui sont légions dans les hôtels ! 

Ils nous font visiter la maison, et nous garons nos vélos bien au sec dans la buanderie. On ne le sait pas encore, mais ils resteront là trois nuits, au lieu des deux initialement prévues ! Affaire à suivre ! 

Nous nous demandons si nous devons retourner en ville, pour assister à la grande procession que nous avions vu plus tôt. Cotacachi et la région d'Ottavallo est peuplé en grande majorité de communautés indiennes Quechua, 47 en tout, d'une centaines de personnes chacune. Toutes ces communautés se retrouvent pour célébrer les fêtes indiennes. Aujourd'hui c'en est une, et pas la moindre : Inti Raymi. On célèbre le solstice d'été ! Les 47 communautés se rejoignent et dansent chacune leur tour en tapant des pieds pour réveiller la terre. C'était donc ça ce rassemblement en ville. Suzy tranche le débat : il est 17h, les danses sont terminées et l'alcool aura déjà commencé à échauffer les foules. Il n'y aura plus grand chose d'intéressant à voir. 

Suzy finit donc de préparer des lasagnes, pendant que Ron s'active pour nous faire un snack : tomates et basilic (de la serre qu'ils partagent avec les voisins) et mozzarella. Un festin italien, qui nous ravi les papilles. Nous discutons de notre périple et leur montrons les routes et grandes villes que nous comptons visiter. 

Nous allons finalement nous coucher dans la chambre d'amis préparée à notre attention. 

 

Après une nuit un peu fraîche, où j'écope d'un bon rhume, on déjeune tous les 4 sur leur terrasse. La vue est superbe, et on peut y admirer deux volcans : Imbabura et Cotacachi. 

Les légendes Quechua racontent que Imbabura est une femme et Cotacachi un homme. Quand le matin Cotacachi a son sommet enneigé, il faut conclure que les amants ont passé une bonne nuit... 

Suzy nous dit que nous avons bien fait de renoncer à notre balade à Cotocachi la veille : deux communautés se sont affrontées, certains à coups de matraque couverte de fils barbelés ! Bilan une centaine de blessés, 27 graves et 2 personnes sont parties en soin intensif à Quito... Pas une bagarre de rigolos ! 

Ron et Suzy sont un peu soucieux de la suite des événements car les communautés indiennes ont un système de lois qui leur est propre et qui cohabite avec le droit Equatorien. Il est souvent plus expéditif et dur, et fait craindre à des représailles. Une autre célébration doit avoir lieu mercredi, où les femmes doivent danser. La confusion et la colère est telle qu'on ne sait pas si elle aura lieu. Une réunion de conciliation doit avoir lieu entre les chefs des différentes communautés pour apaiser les esprits et déterminer les responsabilités. 

 

Nous décidons de rester loin des intrigues locales, et partons avec Ron pour une randonnée dans le parc du Cotacachi. On nous dépose sur un des flancs du volcan et nous partons pour 3h de randonnée sur le bord du cratère, que l'eau a rempli. 

Aujourd'hui, c'est une grande lagune d'un bleu profond avec une île en son centre. 

 

C'est superbe, isolé et loin de tout. Au terme de notre randonnée, nous retournons en ville afin d'acheter de quoi faire à manger pour ce soir : c'est nous qui cuisinons ! Au menu, un plat Réunionnais : cari poulet. Comme il fait encore un peu frais, Ron allume un bon feu, et nous dînons bien au chaud. Au moment de faire la vaisselle, Ron à l'air dépité, triste, et dit à Fabien que ce n'est pas raisonnable de repartir alors que je suis souffrante : il veut qu'on reste un jour de plus. Au terme de 20 minutes de mine d'enterrement nous cédons. On se sent bien ici, Ron et Suzy sont adorables et nous ne sommes pas attendus à Quito avant une bonne semaine. On prend notre temps. 

Le lendemain, c'est farniente et balade dans Cotacachi pour trouver de quoi faire un bœuf bourguignon ! Je me suis lancée alors que je n'en ai jamais fait... Quelle idée. Heureusement, un petit coup de fil à Maman, et je dispose des subtilités de la recette pour notre festin. 

3h plus tard, c'est la catastrophe. La viande est dure comme de la semelle alors que cela fait trois heures que ça mijote et je suis sûre d'avoir suivi les instructions à la lettre... Impossible à rattraper. Je suis dégoutée. Soudain, Suzy nous dit que c'est peut être du à l'altitude. Elle nous dit qu'elle rate régulièrement son chilli con carne parce qu'en altitude, la viande et les graines ne se cuisent pas bien.... Ah bon ? Si les scientifiques peuvent nous éclairer... 

Du coup, Ron sort les grands moyens : une cocotte minute ! Nous repechons les morceaux de viande et les faisons cuire sous pression. Une heure plus tard, la viande est extra tendre. Ouf... 

S'en suivra un énorme fou rire, considérant nos pays respectifs et leur propension à la gastronomie, le tout illustré par cette phrase digne d'un OSS 177 : les Américains ont sauvé le bœuf bourguignon ! 

 

Cotacachi, les 24, 25, 26 et 27 juin 2017

 

 

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