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Direction Quito

30/06/2017

A 9h, nous sommes sur le départ de Cotacachi. Suzy part en même temps que nous : elle reste active, même à la retraite, et accompagne une sortie touristique pour y réaliser la traduction espagnol / anglais.

 

Nous laissons Ron, assez triste de nous voir partir, derrière nous. Sans repasser par Cotacachi nous nous dirigeons vers Otavalo. En route nous avons la chance d'assister à une procession des différentes écoles du village pour la fête de l'Inti Raymi. 

Selon les écoles, ils réalisent des prestations différentes : musique traditionnelle à la flûte pour les unes, majorettes, et orchestre pour les autres. Ils portent soit l'uniforme de leur école soit des habits traditionnels. Après 20 minutes de spectacle, nous repartons en direction d'Otavalo, et passons par des chemins secondaires, qui jouent aux montagnes russes, le tout sur des chemins pavés, pour finalement rejoindre la Panaméricaine. Nous remontons en direction de Quito en longeant le lac San Pablo et contournons le volcan Imbabura.

C'est une portion très pentue et assez longue. Au terme de 36 kilomètres nous arrivons au village de Tupiguachi. Contrairement aux autres villages que nous avons rencontré jusque-là, qui l'étaient selon un plan orthonormé, l'organisation du village est en forme d'étoile. 

 

 

Au terme d'une route très caillouteuse et pentue, nous arrivons devant l'hôtel Terra Nobles. L'endroit est magnifique, les jardins soignés, les maisons très spacieuses. 

Il a une cheminée dans notre salon et nous prévoyons un feu après le dîner car les soirées dans cette partie de l'Equateur sont assez fraîches. Nous profitons quelques minutes du soleil avant de rentrer à l'abri et de lire sur les rebords des fenêtres. Le feu, fait avec du bois vert, a du mal à prendre et bientôt toute la maison est pleine d'une épaisse fumée. Tout revient à la normale 30 minutes plus tard, après une aération en bonne et due forme. Bon, ouvrir les fenêtres aura largement contribué à rafraichir la pièce, qui n'en avait pas vraiment besoin... 

Le feu maintenant opérationnel, nous lisons jusque tard dans la nuit. 

 

Le lendemain nous partons vers 9h. Comme pour l'entrée dans le village, la route pour en sortir est un enchaînement de gros pavés qui la rendent impraticable à vélo. Nous poussons donc sur 2 kilomètres jusqu'à rejoindre la Panaméricaine. S'ensuit une longue descente, sur une route bordée d'eucalyptus : que ça sent bon ! On se croirait en Australie ! A un croisement nous tombons en plein marché : l'Equateur est connu pour son horticulture et plus spécifiquement pour ses roses. Elles sont destinées au marché local et aussi à l'exportation. La route est belle et pas très fréquentée sur cette portion, c'est agréable. 

 

Nous arrivons finalement à Guyllabamba. Nous y cherchons un distributeur pour éviter de payer un supplément de 8% à l'hôtel. Malheureusement, ces derniers ne fonctionnent pas : ils n'acceptent pas les retraits de cartes étrangères. Sans succès donc, et ce malgré l'aide d'une policière qui nous a guidé dans tous les distributeurs de la ville ! Nous rebrousons chemin pour trouver l'entrée bien cachée de l'hôtel. Nous devons poursuivre sur deux kilomètres dans un petit chemin de terre arboré et très agréable sauf quand il a fallu pédaler dans le sable ! Dérapages non contrôlés assurés ! 

 

Notre chambre se situe dans une cabane en bois de forme triangulaire. Nous profitons du parc, lisons dans les hamacs et partons pour une balade dans les collines environnantes. Les paysages sont magnifiques et nous font penser à un désert californien : les cactus tutoyent les palmiers sur un sol aride. 

Nous nous perdons deux fois en chemin et décidons finalement de retourner sur nos pas. Le soir nous dînons au restaurant de l'hôtel : on mange la typique soupe de pomme de terre et de la salade d'avocat. Dans la nuit nous entendons le corps de pompiers qui est juste à côté qui fait des manœuvres , leurs cris sont impressionnants en pleine nuit.


Nous avons mal dormi, éveillés à cause du bruit et des cris des mouvements des corps de pompiers. Au petit déjeuner nous rencontrons Dan et Kate, qui sont au même Lodge. Ils sont de l'État de Washington, au nord de Seattle et s'installent en Équateur pour y passer leur retraite : elle est musicienne et se reconvertit dans écriture de livres pour enfants ayant des troubles et lui et ophtalmologue et musicien à la retraite. Ils vont cet après-midi s'installer dans leur maison à proximité de Loja, au sud du pays. Ils ont une location pour 250 dollars par mois tout compris avec une piscine et une chambre d'amis, et nous invitent d'ailleurs à venir les voir chez eux quand nous passerons à proximité !

Fabien veut payer mais sur les trois systèmes de carte bancaires, aucun ne fonctionne! Après avoir passé 50 minutes à essayer de payer, nous partons en promettant de verser l'argent sur le compte de la gérante à Quito. Nous partons donc, passablement en retard, vers 10h30 sous un soleil de plomb. La montée pour sortir n'est pas si dure, mais nous sommes surpris par le chien qui s'arrête à quelques centimètres les mollets de Fabien grâce à la désormais indispensable télécommande. Nous descendons jusqu'à 1400 mètres, puis s'en suit une montée infernale pour Quito. Nous parvenons, au terme d'une ascension de 3h, sous un soleil de plomb à gravir 1400 m pour nous retrouver à 2800 m. 

Finalement, extenués par cette longue montée, nous décidons de rentrer dans Quito en voiture. Notre technique du pouce fini, au terme de 30 minutes, par porter ses fruits et un pick-up nous emmène jusqu'à Quito pour 10 dollars. 

 

Pour l'anecdote, on a remarqué que le pouce ici n'ai pas compris de la même manière : ici des gens nous font coucou et nous encouragent, en klasonnant et en levant le pouce, en miroir au notre levée sur le bord de la route. Le message ne passe pas ! 


Le pick up nous dépose directement à notre appartement où nous sommes accueillis par Mayfé, dans un Français parfait. Explication, elle a l'occasion de pratiquer : son mari est français ! L'appartement est super, dans une résidence surveillée par un gardien 24 h/ 24. Ça ne rigole pas : l'Equateur est connu pour ses vols, et Quito n'est pas en reste. Nous allons au Quicientro, un grand centre commercial occidentalisé (magasin Cartier a l'appui) et nous en profitons pour faire des courses pour la semaine. Le soir, nous restons à l'appartement pour nous remettre de nos efforts de la journée et passons une bonne soirée à méditer sur les nombreuses activités que propose la capitale de l'Equateur. Affaire à suivre.

 

Quito, les 28, 29 et 30 juin 2017

 

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