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Machachi & Latacunga

17/07/2017

De retour à Quito pour un peu de repos et préparer la suite.

J'ai trouvé une nouvelle application mobile pour préparer nos étapes à vélo. Elle s'appelle Komoot et nous donne beaucoup plus d'informations que Maps.me : distance, dénivelés précis, altitude, état des pistes. 

Elle est pas mal mais comme Maps.me nous apprendrons vite à choisir nous même nos routes et ne pas suivre à la lettre l'application (qui a tendance à nous perdre sur des chemins abimés dans des quartiers peu fréquentables alors que des alternatives goudronnées existent).

Après deux jours à regrouper nos affaires, nous repartons de notre bel appartement Airbnb de Quito. 

Amandine n'a pas beaucoup dormi, la reprise du vélo l'ayant stressée, en particulier la route pour sortir de Quito.
Vers 7 heures, nous quittons l'appartement en direction du Sud de Quito. Cette première partie en piste cyclable est agréable. Puis nous entrons dans la vieille ville et partageons la voie de bus. La pollution est infernale. Ici, ils ne connaissent pas les filtres à particules, du coup les véhicules nous aspergent de leur douce fumée noire : c'est irrespirable. Dans les hauteurs de Quito, nous partageons la route avec les voitures, c'est rapidement dangereux. La route est très accidentée, pleine de nids de poules et à force de secousses, je casse un des crochets de ma sacoche avant. A chaque soubresaut, c'est désormais sur le bitume qu'elle se posera (petite parenthèse : merci à Ortlieb pour leur inefficacité, quand j'écris cet article, cela fait presque un mois que ma sacoche est endommagée et impossible d'obtenir de l'aide pour acheter la pièce manquante, en Équateur).  
Amandine est à bout de forces : entre la pollution, la chaleur et la montée (nous sommes passės de 2800 à 3200 mètres), elle commence à avoir des vertiges. Une pause s'impose avec en prime coca et jus de fruits. Le vélo d'Amandine, que j'avais posé sur une barrière, tombe. Résultat : une belle rayure bien profonde et un ergon retourné. Je profite de cette pause pour discuter avec un couple qui travaille ici. Ils me disent préparer un départ pour la France car en France... tout le monde a facilement du travail. J'essaie de leur expliquer que ces préjugés sont éloignés de la réalité. C'est assez drôle de constater la différence de perception que nous avons de la France : pour eux l'Eldorado, pour nous un taux de chômage de 10%... Au final, pas sûr que mon discours les ait convaincu. De toute façon, ils ne parlaient pas un mot de français.
Nous repartons, sur la panaméricaine, où de grands panneaux font la promotion du Made In Ecuador via la marque "Primero Ecuador".

Un bel exemple à reproduire : l'Equateur à un logo qui lui est propre et qu'il indique sur ces produits fait en Equateur. Le gouvernement s'implique ainsi et fait en outre la promotion d'une consommation locale via ces panneaux : vacances à privilégier en Equateur, productions de bien manufacturės et produits agricole bien identifiés grâce au logo. Ajoutons que la campagne est beaucoup appuyée sur la marque "Primero Ecuador” . Amandine prends bonne note.



La route monte toujours et après une légère descente, il nous reste encore 20kms à parcourir. Heureusement nous retrouvons une bande d'arrêt d'urgence qui nous protège des voitures. A la sortie de Machachi, nous refaisons une pause.
Après 51,8 kms, 1330 mètres de dénivelé positif et 980 mètres de descente, nous voilà arrivés à l'hostel oú nous passerons la nuit. Avec Amandine, nous aimons les lieux isolés, à l'extérieur des villes. L'inconvénient est que nous oublions à chaque fois que ces lieux ne sont pas facilement accessibles : chemins de cailloux souvent bien accidentées. Ce fût le cas aujourd'hui. Heureusement qu'à l'arrivée nous pouvons profiter d'une vue imprenable sur les volcans. 

Après une bonne nuit de sommeil, un peu de lecture d'Hercules Poirot pour Amandine, et du temps à geeker pour moi, nous déjeunons à 7h45. Le lieu nous impose une petite balade avant le départ. Nous apercevons trois volcans : le Ruminahui, le Corazon et le Illina. Il nous semble aussi apercevoir le sommet du Cotopaxi.
Nous sommes sur le départ, je répare ma sacoche en la fixant avec du gaffer au vélo, Amandine regonfle nos pneus. Nous repartons pour une journée d'ascension sur l'avenue des Volcans. 

Notre route grimpe fort, mais nous sommes récompensés car accompagnés par des géants de plus de 5000m. C'est dur, mais c'est beau.

Les 13kms ne sont que de la montée, nous poussons beaucoup. 

La flore évolue en même temps que l'altitude : nous passons de l'eucalyptus à la fôret de sapin. Sur la route nous croisons de nombreux restaurants dont le personnel se signale, à même la route, à l'aide d'un drapeau.


Après la montée, nous commençons les 35 kms de descente. Nous faisons une pause déjeuner chez Toro Bravo et nous apprêtons à repartir ... et là, surprise ... le pneu arrière d'Amandine est complètement à plat. Après bientôt deux mois de voyage, c'est notre baptème de la crevaison.
Nous mettons presque une heure pour changer la chambre à air. Il semblerait qu'en gonflant les pneus ce matin, l'embout de cette chambre à air ait été endommagé.

Dans la précipitation, Amandine ne sait plus où elle a mis le bouchon de la chambre à air. Nous partirons sans, il n'est pas indispensable.
3kms plus loin, Amandine est de nouveau à plat. Je rage, la route et en bon état et nous sommes sur de belles descentes. Comment est ce possible ? Ma chère moitié a fait tomber le précédent bouchon porté disparu dans le pneu. Nous le retirons et regonflons la chambre à air pour repartir. Quelques mètres plus tard la roue est encore à plat. Comme un malheur n'arrive jamais seul, nous passons devant une habitation et nous faisons poursuivre par deux gros chiens qui montrent leurs crocs. Parmi eux un charmant bouledogue qui nous suit sur plusieurs dizaines de mètres. Comme à chaque fois, l'abruti de maître n'est pas loin mais ne bouge pas le petit doigt pour rappeler ses chiens. Je l'insulte de tous les noms mais à quoi bon. Un con reste un con.
Après avoir échappé aux chiens nous nous arrêtons. Je serai volontier retourné en arrière avec notre gaz au poivre pour m'occuper des chiens et de leur maître ... Mais il est 16h, le pneu d'Amandine est toujours à plat et il nous reste deux heures avant la tombée de la nuit. Amandine arrête une voiture de police pour leur demander de l'aide. Ils nous proposent d'arrêter un bus qui va à Latacunga. Puis un pick-up avec un vélo à l'arrière s'arrête spontanément. Au volant, c'est Clever, le directeur de la sécurité du volcan Cotopaxi. Il revient justement d'une balade à vélo sur le volcan et nous emmène avec les vélos jusqu'à Latacunga. 

On arrive à l'hostel pour 5h, nous n'aurons fait que 25 kms à vélo aujourd'hui. Amandine répare sa roue, et change la chambre à air pendant que je vais faire des courses pour cuisiner le dîner. Quand il y a accès à la cuisine, il faut en profiter ! 

 

Latacunga, les 14, 15 et 16 juillet 2017

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