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D'Ambato à Baños

18/07/2017

Nous partons vers 10h30.
5 kms plus tard, Amandine a encore un pneu à plat, malgré les multiples réparations de la veille. Cette fois c'est la goutte qui fait déborder le vase. J'en ai marre. Je jure que c'est mon dernier jour de vélo. Nous ne comprenons pas le problème, le pneu a pourtant été vérifié à plusieurs reprises, la chambre à air est neuve. Bref, c'est probablement à cause du pneu. Nous le changeons donc contre un pneu à tringle souple que nous transportons en cas d'explosion.
Nous repartons, 30 minutes plus tard. Amandine ne se résoud pas à jeter le pneu, elle veut absolument savoir d'où vient le problème. Nous enchaînons sur une petite journée de 37kms, sans autres problèmes techniques. Arrivés à Ambato, nous nous rendons chez notre hôte de ce soir. Notre problème c'est qu'il est 15h. D'abord, nous partons à la recherche d'un bar à proximité. Rien. C'est une zone de résidences très protégées, avec grilles et gardiens en prime. Le coin ne se prête pas à un bar de quartier pour boire un jus où une bière donc.
Au terme d'une demi heure à tourner dans le quartier, nous sommes blasés, décidons de décommander le Warmshower et de trouver un hôtel en centre-ville à la place, ce qui nous permettra de nous détendre et de nous poser plus vite après la crise pneumatique de ce matin.
Nous nous dirigeons donc vers le centre-ville. À croire que cette journée ne veut pas s'arrêter : pour rejoindre le centre ville, 10 km, une descente de 200m et une montée de 300.... Il n'y a pas à dire, le relief équatorien ne nous facilite pas la tâche. Au terme d'une montée dangereuse et bien pentue, où il a fallu pousser les vélos sur une double voie, nous rejoignons le centre-ville d'Ambato, trouvons un hôtel, dont nous ne ressortirons que pour manger le soir. Nous ne nous attardons pas en ville. Seule la place principale est jolie, majoritairement de style colonial, avec deux églises à l'architecture contemporaine qui viennent diversifier le tout.

 

 

Nous prévoyons de partir tôt demain, pour rejoindre Baños, où nous devons retrouver Daphnée, Christophe et Danielle.
Mais il n'est pas dit qu'Ambato nous laissera sortir facilement. La sortie du centre ville est une épreuve en soit. C'est une cuvette.

 

Pour sortir, le GPS nous envoie... Dans plusieurs tunnels, de quelques dizaines de mètres. Impossible de rejoindre les trottoirs. De toute façon les trottoirs n'auraient pas pu être franchis car ils sont essentiellement constitués de marches.

 

C'est très pentu, nous devons pousser les vélos. Une fois engagés, impossible de faire demi tour. Évidement, comme ces tunnels sont étroits, ils ne laissent passer que deux voitures. Pour bien faire et interdire de doubler, les tunnels sont équipés de petits plots en leur centre, empêchant les automobilistes un peu trop exités de dépasser d'autres voitures. Le problème, c'est qu'ils ne peuvent pas nous dépasser non plus. Nous provoquons donc un énorme embouteillage. Ça s'énerve derrière nous, ça klaxsonne, ça hurle. On profite de la sortie du premier tunnel pour laisser passer les grincheux et reprendre notre souffle, bien malmené par la poussée des vélos dans ce foutu tunnel bien pentu.

Au second tunnel, peu importe les plots, un abruti ouvre la marche et double. Évidement avec les sacoches, nous sommes plus large qu'un vélo normal. Le mec s'en fou, il dépasse, nous frôle dans l'obscurité de ce long tunnel. Comme les abrutis viennent toujours en meute, ses copains de panurges derrière lui emboitent le pas, et nous nous retrouvons à pousser les vélos, en équilibre un pied la fois sur une petite marche, en frôlant les parois incurvées, seulement protégés des voitures par nos vélos, que nous faisons avancer à côté de nous. Il va sans dire que c'est hyper dangereux, et que nous risquons de nous faire renverser à chaque instant. Il fait noir complet, et nous ne voyons pas la fin du tunnel.
La chance se manifeste sous la forme d'une mère de famille qui décide de ne pas doubler, se met bien au milieu de la route pour empêcher d'autres chauffards de faire de même, et qui attendra bien patiemment derrière nous la sortie du tunnel, nous protégeant ainsi avec son monospace, mais s'exposant elle même à une cacophonie de klaxons et d'insultes. Quand nous la remercions d'un signe de main, elle nous sourrit avec bienveillance.

Les tunnels sont certes finis, mais pas la montée. Pour sortir d'Ambato, nous enchaînons donc sur 870m de côtes supplémentaires, mais beaucoup moins désagreables. Nous faisons une petite pause pour goûter une pâtisserie locale. Même si elles ne se ressemblent pas toutes, elles ont ont presque toutes le même goût : un gâteau type gâteau au yahourt recouvert d'une fine couche de pâte sucrée et colorée (qui laisse penser que le gâteau est à la crème, mais pas du tout).

 

À mi-chemin, changement de topographie ! Du plat ? Non, pour notre plus grand bonheur 1630 mètres de dénivelé négatif sur 20km de descente! Une descente où il faut quand même pédaler pour lutter contre un violent vent de face, qui aura aussitôt fait d'annuler l'effet de la pente. Petite surprise non indiquée sur le GPS, le trajet ne se finit pas en descente mais sur une belle montée. Ô rage. Ô désespoir.

 

Au terme de 45 km, nous terminons notre journée à Banos, où nous prévoyons de passer plusieurs jours. Marco, un argentin, nous accueille chaleureusement à l'hostel. Il nous aide à monter nos affaires au 3ème étage. 

 

Nous retrouvons la petite bande en ville, mangeons dans un marché, un almuerzo pour 2,5$ : jus, soupe et plat. C'était bon ... 

 

 

Nous passons tous la soirée dans notre hostel et jouons aux cartes. Carlos (qui était aussi avec nous à Cuyabeno) et son ami allemand nous rejoignent. L'allemand ne boit pas car il est supposé aller dans la jungle dans les prochains jours pour passer une semaine avec un chaman ... et boire l'ayahuasca, la drogue de l'Amazonie. 


Ambato et Baños, les 17 et 18 juillet 2017


 

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