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Cuenca & Cajas

25/07/2017

Après une courte nuit de bus où nous avons peu dormi (comme c'est souvent le cas), nous voilà arrivés à Cuenca... Avec un peu d'avance.  En partant de Baños, nous avons assisté à un petit spectacle dans le bus. Il n'était pas plein au départ. Nous partons, contournons le terminal de bus, et au croisement suivant, nous nous arrêtons. Et là, montent une vingtaine d'autres passagers. Les conducteurs leurs fixent rendez vous à proximité de la gare routière, pour pouvoir les faire monter discrètement et empocher l'argent du trajet...

 

 

Quand nous arrivons, il est 5h du matin. Nos vélos n'ont pas trop souffert du voyage, si ce n'est ma béquille avant qui est tordue. Nous rechargeons l'ensemble et partons explorer la ville à la recherche d'un hôtel ouvert 24/24 pour aller finir / commencer notre nuit.
Les rues sont désertes, il fait encore nuit. Le calme nous entoure.

 

 

 

 

 

 

En arrivant devant l'hôtel que nous avions repéré, nous constatons qu'il n'ouvre qu'à partir de 7h30. Il est 5h30, et nous décidons donc d'aller trouver notre bonheur un peu plus loin et plus au centre à l'hôtel Macondo. Notre hôte est haïtien et parle le français. Le lieu est de style colonial : une grande cour intérieure, flanquée de hauts murs blancs, que seules les boiseries marrons des portes et du parquet viennent contraster. Le tout est agrémenté des maintenants traditionnels croix et crucifix. Nous nous endormons vite dans ce lieu paisible, sans profiter du petit déjeuner qui nous est gracieusement offert.  


Aux alentours de 15h, au réveil donc , nous allons explorer la ville. Elle a beaucoup de charme. De nombreuses bâtisses coloniale habillent l'ensemble du centre ville.

 

L'ensemble est très occidentalisé : cables électriques enterrés, rues pavées, beaucoup de marbre et une multitude d'églises. Nous sommes interloqué par le contraste avec ce que nous avons vu jusqu'à présent en Equateur. C'est que nous sommes dans la ville la plus "sécurisée" du pays. Moins d'un meurtre par mois, ce qui en fait (en plus de son charme colonial), une ville très prisée pour les retraités et expatriés. Pour compte : ils sont plus de 8000 retraités Américains et Canadiens. 

Nous rentrons, toujours un peu fatigués du voyage en bus. Je ressors rapidement pour aller faire quelques courses. Ouch ! Les prix sont bien supérieurs à tout ce que nous avons vu jusqu'à présent et il me manque des avocats. Après une quarantaine de minutes à vagabonder dans les rues, je finis pour les retrouver et rentrer. 

En cuisinant, Amandine rencontre une suisse qui vient de faire la randonnée au parc Cajas. Elle lui conseille fortement de faire la randonnée avec un guide, car les randonneurs non accompagnés peuvent facilement se perdre dans le brouillard du parc.

Pendant le diner, nous choisissons donc de le faire avec un guide. Aller au parc Cajas par nos propres moyens semble un peu compliqué. Notre hôte à l'hôtel nous indique qu'il est trop tard pour réserver la randonnée pour demain. 

Nous irons après-demain. Cela nous laissera une journée pour nous balader et bouquiner en profitant du jardin de l'hôtel.



L'après-demain, parc national de Cajas.

Nous partons le surlendemain vers 8h avec le tour organisé, pour un groupe de 15 personnes. La direction du parc Cajas ne tolère que les petits groupes, de façon à ce qu'un trop gros flot de touristes ne viennent pas détruire l'écosystème. 

Notre guide, Milton, est très intéressant. C'est une véritable encyclopédie sur la faune et la flore du parc, ainsi que sur l'économie de la région. Il nous explique par exemple que le gouvernement a essayé de faire changer la source de revenu des agriculteurs de la région il y a une vingtaine d'année, pour faire passer les exploitations d'élevage de bovins à des élevages de lamas. Pourquoi ? Parce que les sabots des vaches abimaient le sol meuble de la région et détruisaient le fragile écosystème en place. Les lamas, plus légers, sont eux dotés de coussinets et n'abiment pas le sol. 

Le problème, c'est que la laine de lama rapporte moins que le lait.... Après un bref essai, les agriculteurs sont revenus aux bonnes vieilles vaches laitières...

 

Il nous raconte aussi que nous empruntons une route vieille de plus de 1000 ans, que les Quechuas utilisaient uniquement pour commercer avec les habitants de la côte, à Guayaquil, la grande ville côtière de l'Equateur. Le chemin se faisait à pied ou en âne, et prenait 15 jours! Petite anecdote Made In France : quand la première voiture est arrivée à Cuenca, la route pour venir n'était pas encore construite. La voiture a donc été portée, par les indigènes (..) via cette route, par 10 hommes. Et cette voiture était française : c'était une Peugeot!

 

La flore, en dehors du parc, est composée d'eucalyptus. C'est une espèce qui a été introduite en équateur au 19ème siècle. Alors, c'est bien, ça sent bon. Le problème c'est que c'est une essence acide, qui détruit le sol. Plus rien ne pousse après. Dès lors, la direction du parc essaye d'enrayer son expansion. A l'intérieur du parc, nous rencontrons une espèce encore inconnue : le Papel tree (pour les copains biologistes : Polylepis). L'écorce est constituée de fines feuilles dans les tons orangés, qui quand elle tombent, donnent l'aspect du papier). C'est super joli, on est tombé amoureux de l'arbre!

Ci dessous, la Laguna Llaviucu, le lac le plus  bas du parc, à 3160 quand même. Amis pêcheur, faites vous plaisir : la pêche à la truite est gratuite!


Pas de bol avec le temps, ce n'est pas la première fois. Tant pis, cela fait parti du voyage. Nous ne pouvons pas espérer avoir constamment le temps idéal sur plusieurs mois de vadrouille sur le continent.

A 4100m, la froideur et la petite pluie fine se font bien ressentir : Au bout d'une demi heure, nous sommes transis de froid.

Heureusement, nous avions prévu le coup et nous étions partis avec les vêtements de pluie du vélo. Même comme cela, nous étions gelés!

 

 

Après une balade de 3h, nous rentrons à Cuenca. Il y fait beau et plus chaud.

Ainsi s'achève donc notre aventure Equatorienne ! Ce soir nous partons en direction des plages du Pérou.

Nous vous préparons un récapitulatif très bientôt, sur ce pays que nous avons adoré.

 

Cuenca, les 22, 23 et 24 juillet 2017


 

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