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Lima

09/08/2017

Il est 8h30 et nous sommes dans les bureaux de Linéa, pour prendre le bus. Ils nous demandent 50 soles par vélos, soit plus cher que le prix du transport et le double du prix normal. A Trujillo, les prix étaient affichés au mur afin d'éviter que des employés corrompus n'arnaquent les clients. Ici, pas d'affichage. Subsiste par contre une pub du gouvernement, qui incite à dénoncer en cas de corruption ...

 

J'explique à l'employé que j'ai vu les prix officiels et je sors les tickets de notre voyage précédent avec le prix expressément indiqué pour transporter les vélos. Pour la première, et malheureusement pas la dernière fois, je suis victime d'un comportement ayant tendance à se multiplier ces derniers jours : il m'empêche tout simplement de dire quoi que ce soit, parlant vite en flux continu et en haussant la voix. Amandine prend le relai de la tentative de discussion au moment où je réfléchis à une approche plus "physique". 
Je retourne à l'hôtel pour payer. Le paiement n'étant toujours pas possible par CB, Alan voulait que l'on paie les nuits en payant les courses. Le coup classique. Nous avions rendez-vous à 8h45, sauf que le bonhomme a zappé et me dit au téléphone que l'on se retrouve pour faire les courses à 9h30. L'envie me tente de le planter car notre bus part à 9h15. Finalement, l'honnêteté gagnera, et j'insisterai pour aller faire des courses rapidement. Il m'en coutera 20 minutes, avec sans doute l'énergumène le plus malhonnête du pays, puisqu'il ne fera pas des courses pour l'hôtel, mais pour lui... 

A 9h15, nous embarquons et s'ensuit une journée de bus, d'abord sur les routes escarpées de la cordière noire, puis, le long de la côte désolée du Pérou. On dit désolée, parce qu'à part quelques oasis, ce ne sont que de hautes falaises et des déserts de sable ocre, à perte de vue. Sur des dizaines de kilomètres, pas âme qui vive. Une facade maritime aussi aride, c'est une première pour nous, le paysage est saisissant d'immensité.

 

Nous arrivons à Lima à 6h30, et le temps du désormais traditionnel chargement des bagages, nous partons vers l'appartement que nous avons réservé pour deux nuits. Le soir, nous nous adonnons au petit plaisir permis uniquement dans les capitales : des sushis ! Que les gastronomes patriotiques se rassurent, la baguette nous manque aussi.

 

En route, un sigle familier! Ah, EY est installé dans le quartier chic de Lima ! Pour les collègues ayant envie d'y faire un swap, les bureaux sont pas mal du tout, Amandine a checké ;-) .

Le lendemain, nous visitons en express Lima. La matinée au Musée Larco, sans doute un des musées les plus beaux, les plus didactique que nous ayons fait. Une collection (privée...) impressionnante, pour le père de l'archéologie précolombienne, à qui l'on doit la découverte de nombreuses autres civilisations, ayant "sévis" avant les Incas. Ci-dessus, trois exemples. A gauche, une poterie qui date de l'invasion espagnole, où l'on distingue un homme, qui porte un puma. Comme ça ça a l'air de rien, mais en fait, il faut y voir la soumission d'un des symboles les plus fort de la culture Inca (le puma donc) à l'homme. Une manière assez brute d'imposer la colonisation, et en toile le fonds, le christianisme par le biais de "l'extirpation des idôlatreries"  Si. Si.

A droite, en haut, un vase de la civilisation Nazcà et en bas, celui là parce qu'il nous a vraiment fait pensé à l'album l'Oreille Cassée de Tintin.

Le musée Larco est aussi un des seuls qui fasse visiter la remise. C'est tentaculaire, comme vous pouvez le voir ci dessus, il y en a du sol au plafond, c'est un labyrinthe de poterie!

 

 

L'après midi est passée dans Lima historique. Malheureusement, la grève des enseignants bat son plein, si bien que le quartier est bouclé par les militaires, armés jusqu'aux dents. Nous verrons brièvement la place des Armes, vide, sans pouvoir aller plus loin. 

Nous repartons le lendemain en direction de la gare de bus pour un long, très long trajet : 24 heures de bus pour aller à Cusco. Pour nous rendre à la gare routière de la compagnie, une piste cyclable, qui traverse le quartier Miraflores. Un bonheur d'être loin des voitures péruviennes, qui, ça devient une habitude, ne respectent pas la signalisation et profitent de leur feu rouge pour vous rouler dessus en klaxonnant (comprendre "pousse toi de là"), et zigzaguent en nous frôlant... 

Dans le bus qui nous emmènes à Cuzco, le service est le même que dans un avion ! Rafraichissements, coussins et plaids, tout y est! Allez, on se retrouve dans la capitale des Incas !

 

Lima et Cusco, les 7, 8 et 9 août 2017

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