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De Cuzco à Sicuani, en direction de la Bolivie

29/08/2017

Comme toutes les veilles de grand départ, c'est le branle-bas de combat : refaire les sacoches et y optimiser la place, graisser la chaîne, resserrer les vis et écrous, réparer le porte bagage Tubus ... Les routes d'Amérique du Sud sont exigeantes, ses habitants aussi : on ne sait jamais de quoi demain sera fait. A l'excitation se mêle l'énervement : résultat, je ne dors pas de la nuit, ce qui m'arrive rarement.

Le matin, au radar, nous partons de Cuzco, par la soit disant voie express ... un petit aperçu ci dessous : 

 

Nos pauvres épaules déjà fourbies par la nuit sans sommeil ne s'en serraient pas sorties sans les guidons Baramind, qui nous évitent trop de vibrations.

Finalement, après 5 km de cette voie express, nous rejoignons la piste cyclable de Cuzco, et sortons de la ville sans plus d'encombres. La campagne qui suit est prometteuse : eucalyptus, rivières, route en bon état avec de l'espace pour rouler à l'écart des chauffards, c'est idyllique. On s'offre le luxe de faire un détour d'une quinzaine de kilomètres pour aller voir les lagunes de Lucre. L'occasion d'une petite pause en haut d'un mirador! 

(Oui ... on a mis des drapeaux français :-), (merci encore à Aude pour la logistique), cela permet à certains de comprendre que nous ne sommes pas Américains et facilite certains contacts avec la population locale);

 

On enchaîne sur des petites montées de quoi se remettre en jambe. En fin de journée, surprise, on cherche un hôtel, quand on est happé par un logo qui indique à la fois un hôtel et des sorties vélos : ça, c'est le Karma ! On ira dormir là!

Cet endroit est tenu par Ramon et sa maman. Lui est fan de vélo, plutôt VTT et d'enduro. Sa maman adore accueillir du monde, dans leur superbe maison. Le soir, nous aurons droit aux conseils de prudence, qui viennent s'ajouter à ceux déjà dispensés par Lucho, à savoir : le Pérou, c'est dangereux. Les gens savent que vous êtes des touristes, et ils ne vous voudrons pas tous du bien. Attention sur la route, il vaut mieux se jeter dans le fossé quand on n'est pas sûr que la voiture va s'écarter. Mentir sur le prix des vélos et insister sur les termes "basico", "pesado" de manière à ne pas attiser la convoitise. Cacher notre argent dans différents endroits.

Nous dormons du sommeil du juste, au lit à 21h après la nuit blanche.

 

Le lendemain, nous voulons partir à 7h30, pour éviter de rouler sous un soleil brûlant. Ramon vient nous trouver. Il nous conseille de différer notre départ d'une bonne heure, car il va pleuvoir. Et en effet, 5 minutes après, une énorme averse s'abat. Pendant ce temps, sa femme vient nous voir, et nous recommande aussi la prudence sur la route, vis à vis des gens, surtout à Juliaca. Il y a apparement beaucoup de trafic et de faux. Tout un programme.

 

Décidément, les péruviens se font rhabiller ici... 

 

Finalement, nous filons. Même si nous avons évités la pluie, nous pestons de nous retrouver à 10h, en plein soleil, sur les pentes bien raides.  Ca monte fort jusqu'à la jonction pour Puerto Macdonaldo. Puis, nous continuons en redescendant dans la vallée. Nous suivons, peu ou prou la ligne de chemin de fer qui relie Cuzco à Puno. Le soir, nous trouvons un hôtel au milieu de nulle part, complètement vide. Nous sommes les seuls clients. Il fait froid, gris et humide, et dans cet hôtel déserté, j'ai l'impression d'être dans "Shinning".

Le soir, on nous dit que la chambre est à 50 soles, et que pour le repas (crudité, poisson et riz, pas de sauce, pas de boissons) on paye ce qu'on veut. Le lendemain, au moment de payer, on se base sur ce qu'on a payé dans les villes très touristiques pour un menu, on arrondi au supérieur, on pense avoir laissé un montant plus que correct. C'est sans compter que la cuisinière vient réclamer 100 soles de plus, parce qu'on ne lui avait pas donné assez. A discrétion ? Mouais, ce repas nous coute plus cher qu'à Paris ... En descendant charger les vélos, au rez-de-chaussée, je retrouve notre petite cuisinière qui m'attends pour ... me cuisiner.

 

Tu travailles ? Dans quoi ? Tu as le temps de faire à manger à ton mari ? Quel âge as-tu ? Tu n'as pas d'enfants ?

 

Chacune de mes réponses n'en fini pas de la déconcerter, et après que j'ai expliqué que nous n'avions pas d'enfants, et pas l'intention dans avoir dans l'immédiat, je m'entends dire que ça devrait être le but de ma vie et qu'il faudrait que je m'y mette, vite.

Décidément, cette femme m'agace. Fabien arrive avant qu'une crise diplomatique Franco-Péruvienne ne se déclenche. 

 

La route se poursuit, longeant toujours la rivière et les rails du trains, qui tour à tour, serpentent le long de la route. Nous passons à proximité de Racchi, où d'importantes ruines Incas subsistent, de même qu'une jolie place d'époque coloniale.

Nous sommes accompagnés le long de la route par la propagande politique : des tags sur les maisons, ou des dessins, qui évoquent les candidats. Les penchant politiques s'affichent clairement, même si c'est très basique, car aucune idée n'est véhiculée. En comparaison, je nous vois mal écrire MLP ou FI sur nos facades ...

Soudain, dans la banlieue de Sicuani, la deuxième plus grande ville de la région, le trafic se densifie. On voit un combi Wolkswagen vert, en excellent état. Tiens c'est rigolo. Et en y regardant de plus près.... Des plaques Françaises ! Quoi ? On hallucine. Du coup, on gesticule, on fait de grands signes, et à force de faire les pitres, le combi nous remarque, se gare sur le coté. Nous on accélère comme de beaux diables, il y a des rencontres qu'il ne faut pas rater !

 

Quand on arrive le long du combi, on rencontre Sandrine et Vincent, un couple de Français, qui se sont arrêtés parce qu'ils pensaient que nous avions un problème ! Comme ils sont gentils ! On les rassure, tout va bien, on était juste content de voir des compatriotes ! Quelques minutes de chat plus tard, les coordonnées et l'espoir de se recroiser échangées, l'équipe du Combi vert se met en route pour rejoindre un fromager à 100km de là, tandis que nous effectuons les derniers kilomètres pour nous rendre à Sicuani !

 

Notre hotel est super, en contraste total avec cette ville ô combien non toutistique ! En route pour explorer la ville, nous nous heurtons aux affichages omniprésents qui nous mettent face à une vie domestique assez rude. Les associations de défense des femmes ont malheureusement des beaux jours devant elles...

 

 

Sicuani est une ville sans grand interêt, sinon de nous permettre une retraite agréable avant la reprise de la route dans deux jours !

 

Sicuani, du 26 au 29 Août 2017

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