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Petit tour en Bolivie, et hop, direct au Chili !

13/09/2017

 

Nous voici arrivés à Copacabana, une petite ville touristique située dans une baie du lac titicaca, coté Bolivien. Il y a beaucoup d'hôtels, de restaurants et de boutiques, mais rien qui ne nous semble très authentique. L'enregistrement à l'hôtel fait comme souvent l'objet de tractations. Impossible de rentrer les vélos dans l'hôtel sans avoir recours à des négociations avec le manager. Vu que ce dernier ne peut pas nous garantir contre le vol en laissant les vélos dans la cour (qui est ouverte), il cédera, mais il nous faut porter les vélos jusqu'à notre chambre pour ne pas que "les pneus abiment le carrelage...". Mouais. Ce premier contact nous laisse penser que le service client Bolivien est du même niveau que le service client Péruvien. 

 

Le premier soir, nous retrouvons nos amis Sandrine et Vincent de Combi Vert qui sont ici depuis quelques jours. Nous étions restés en contact depuis Sicuani. Ils reprennent la route le lendemain direction La Paz.

 

Le deuxième jour nous permet de profiter d'une courte (mais haute) randonnée : nous montons sur une colline pour contempler la ville, son port et l'immensité du lac Titicaca.

 

Nous réfléchissons à visiter une île à proximité (la isla del Sol), attraction de la région, mais hésitons car la visite sera probablement similaire à l'île que nous avions visité depuis Puno. L'hôtel tranchera sur ce sujet : finalement nous ne pouvons pas rester une nuit de plus : après nous avoir dit que c'était possible, la chambre n'est désormais plus disponible. 

Ce type de situation nous exaspère. Nous regardons de plus près le trajet que nous comptons emprunter pour aller de Copacabana à Uyuni en vélo et décidons finalement d'y aller en bus. Plusieurs raisons à cela : les récentes mauvaises rencontres au Pérou dans les petits villages (le chemin qui nous attend est essentiellement composé de petits villages, qui n'ont pas l'habitude de voir des touristes et rien ne nous garanti d'être bien accueillis), la distance (si cela se passe mal sur cet itinéraire, il sera très difficile de prendre un bus direct pour Uyuni - les bus ne faisant presque pas d'arrêts sur cette route), le vent violent de l'Altiplano et enfin le fait qu'à part Uyuni, les villes que nous souhaiterions visiter ne sont pas sur notre route. 

 

Nous prendrons donc le bus demain. Nous filons en ville acheter nos billets dans une agence : rdv demain à 13h pour prendre le bus.

 

Le lendemain, à 12h40 nous approchons de l'agence et croisons deux Colombiens, ils font le même itinéraire que nous, dans le même bus ! En arrivant devant l'agence, pas de bus mais la vendeuse est là, derrière son bureau. Elle demande aux deux Colombiens de venir puis les envoie en haut de la rue. Elle nous demande ensuite de venir ... pour nous demander 100 bolivianos de plus chacun, sinon elle ne nous emmène pas au bus ! L'excuse invoquée est qu'elle s'est trompée de prix, nos billets ne sont pas bons, il faut payer des suppléments si nous voulons prendre le bus. Et évidement le faire très vite car le bus part du haut de la rue dans quelques minutes. Pas de bol pour notre vendeuse préférée, nous ce céderons pas... et devrons nous débrouiller tous seuls pour trouver un transport. Vous voulez en savoir plus sur cette belle arnaque, je vous invite à consulter cette vidéo.

Traversée du bus entre Copacabana et la Paz

 

Nous faisons une courte mais très mouvementée escale à La Paz. En effet, notre bus de Copacabana nous a lâché en plein milieu de la gare routière de la Paz. Cela fait moins d'une minute que nous sommes en train de rassembler nos affaires qu'un bus se met à reculer pile poil où se trouvent nos bagages. Dans l'urgence, nous crions et frappons sur le bus pour qu'il s'arrête... A quelques centimètres des sacoches d'Amandine.

Nous récupérons vite les deux sacs situés au mauvais endroit et pendant ce temps, de l'autre côté, un autre bus tape dans nos vélos ... bien sûr, personne ne s'excuse, tout le monde s'en fout. Les chauffeurs ne peuvent pas attendre 30 secondes que l'on transporte nos 10 sacs et 2 vélos en sécurité sur un trottoir. 

D'une certaine manière, je ne regrette déjà pas d'avoir zappé la traversée de ce pays à vélo. Nous aurions probablement eu trop de problèmes de communication. 

 

Nous arrivons à Uyuni à 6 heures du matin. Il fait froid, très froid. En sortant nos vélos, le chauffeur de bus nous demande des tickets. Nous lui expliquons que nous n'en avons pas, parce qu'il ne nous en a pas donné. Il rétorque que cela signifie que nous n'avons pas payé et qu'il va falloir payer, sinon hors de question que nous partions avec nos vélos et nos bagages. C'est quand même étrange, le chauffeur était bien présent lorsque nous avons chargé les vélos dans le bus et il ne nous a rien dit avant. Bref, le racket ne fonctionnera pas : nous n'avons pas un centime en liquide sur nous et avons tout notre temps. Le chauffeur repart les poches plus légères qu'il ne l'espérait. 

 

Il n'y a pas grand chose à voir dans la ville d'Uyuni. Par contre, c'est le point de départ d'excusions féériques à travers le désert de sel et le Sud Lipez. Faire le bon choix d'agence pour les excursions n'est pas facile. Tout le monde semble proposer la même chose mais en creusant un peu sur Internet, beaucoup d'agences ne sont pas réputées pour être à cheval sur les normes de sécurité, et on dénombre beaucoup d'accidents.

Après deux jours de repos, nous partirons pour un tour de 3 jours qui nous emmènera jusqu'à la frontière avec le Chili, dans le désert d'Atacama. Nous nous arrangeons pour que nos vélos soient transportés sur le toit des 4x4 et partons avec un groupe de 10 personnes pour en prendre pleins les yeux. 

 

Cimetière de trains, Uyuni

 

 

Avec ce type de tour, la constitution du groupe est importante. Bon point, notre groupe multi-culturel (un couple d'anglais, un couple d'australiens, un hollandais, un couple indonésien et une singapourienne) est au top. Seuls petits soucis à noter sur le séjour:

- Certains souffriront de l'altitude. Ce ne sera pas notre cas, puisque nous sommes en haute altitude depuis plus d'un mois, nous sommes donc largement acclimatés. 

- Nos 4x4 ne semblent pas avoir fait de révision depuis bien longtemps. Ce qu'ont confirmé de petits soucis techniques sur le trajet. 

 

Au delà de longs récits, la beauté des paysages parle d'elle même. La Bolivie est tout simplement époustouflante.

 

 

Coral Valley

 

Lagunes & flamands roses sur l'altiplano 

 

 

Stone tree

 

 

Le deuxième soir, nous dormons en dortoir dans un refuge, en plein milieu du désert. Rien n'est chauffé et il gèle à l'intérieur. Le guide nous propose d'aller dans des termes, à proximité. Ce sont les termes les plus vétustes que nous ayons vu à ce jour. Enfin vu... Seule la voie lactée nous éclaire, il n'y a aucune lumière, aucune infrastructure. Nous posons nos vêtements par terre et courrons nous baigner. L'air est glacé. Fausse bonne idée, je mets ma tête dans l'eau. Cinq minutes plus tard mes cheveux sont congelés. En sortant, je ne retrouve pas mon bonnet. Le guide, revenu nous chercher, ne semble pas vouloir attendre, donc nous repartons en 4x4 jusqu'au refuge.
Je suis tellement énervé d'être parti dans la précipitation et d'avoir perdu mon bonnet que je décide de retourner à pied aux termes ... et rechercher les quelques bières non ouvertes que nous avions oublié sur place. Nous ne trouverons rien, mis à part une seule bouteille de bière qui n'avait pas bougé. Soit, l'endroit est réputé pour les vols. Sur le trajet du retour, il y a également autre chose que nous ne trouvons pas : le refuge ! L
es autres refuges hébergeant des touristes sont allumés mais il semblerait que les lumières du nôtre aient été éteintes. Après 15 minutes à errer dans le désert, sans lumières, à -10 degrés, nous finissons par le retrouver. Nous expliquons au guide que nous étions perdus car les lumières étaient éteintes. Il ne semble pas comprendre, nous explique qu'ils ont éteint le groupe électrogène et se met à rigoler. Une bonne occasion pour Amandine de lui passer un savon. 

 

Geiser Sol de la Manana

 

Oui, c'est bien de la neige...

 

Le désert de Dali

 

 

 

Bolivie, du 7 au 13 septembre 2017

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