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San Pedro de Atacama

17/09/2017

A la fin du tour dans le désert Bolivien, le 4x4 nous a déposé au poste de frontière entre la Bolivie et le Chili. Un poste de frontière (4 murs, un toit de tôles et deux soldats) en plein milieu du désert. 

 

 

La queue est longue, fort heureusement nous n'avons pas besoin de nous arrêter. En effet, il y a 3 jours, juste avant notre départ pour le tour organisé, notre guide nous avait emmené dans un bureau d'immigration (situé dans une arrière cour, sans pignon sur rue....) qui nous a mis le tampon de sortie de Bolivie en l'antidatant à trois jours plus tard. Cette pratique, illégale bien évidemment, nous aura couté un pourboire (tout aussi illégal hein). Mais le plus beau, c'est que ce "pourboire" aurait était le même si nous avions fait tamponner notre passeport à la frontière, l'attente aurait juste été plus longue. Il est indiqué dans toutes les brochures d'agences touristiques. Ici, on est obligé de payer les douaniers boliviens pour sortir. 

 

Petit point sur les tours Uyuni/Sud Lipez : il faut se méfier des prix affichés. Nous avions pris peu de liquide vu que nous quittions la Bolivie et que le tour (Quechua Tours) nous avait assuré que tout était inclu. Il faut quand même prévoir du change : pour aller aux toilettes (5000 bolivianos à chaque fois), pour s'acheter à boire, pour faire l'activité des termes, avoir une serviette de bain propre pour la douche ou encore pour bénéficier d'un chauffage pendant les nuits froides (20 000 bolivianos pour l'un comme pour l'autre) et pour donner des pourboires au guide et aux chauffeurs. Toutes ces charges cumulées quotidiennement représentent donc un coût à anticiper.

 

Le début du trajet pour passer la frontière n'est pas des plus facile. La route est courbée et le vent nous fait face. Heureusement la beauté et l'immensité des paysages nous font vite oublier les difficultés. 

Nous approchons d'un bâtiment, que nous pensons être le poste de frontière chilien. Il a l'air neuf, trop neuf.  Et n'a pas l'air ouvert. En le contournant par la gauche, un individu s'approche de nous en souriant. Il est vêtu d'un imperméable jaune et porte sur sa tête... un casque de vélo ! C'est Jean-Marie, un alsacien, qui vient de traverser seul à vélo le désert d'Uyuni et le Sud Lipez. Le responsable du poste de frontière où nous nous situons lui a proposé de boire et grignoter quelque chose quand il est passé. Ils nous ont vu arriver à vélo depuis les caméras de surveillance. 

Petite anecdote concernant ce bâtiment des douanes chiliennes qui ouvrira dans quelques semaines : son objectif est de lutter contre le trafic d'organes et de personnes. Triste retour à la réalité après ces paysages enchanteurs : nous sommes en effet à un point de passage les plus importants pour le trafic d'êtres humains.

 

Nous descendons ensemble du bâtiment des douanes vers la ville de San Pedro de Atacama. Cette descente de 45 kms et de 2200 mètres de dénivelé négatif est un pur plaisir. Nous voyons le paysage évoluer au fil de la descente, passant de blocs de neige avec un froid polaire à un climat chaud et aride. Ce sera sans aucun doute la plus belle descente de notre voyage. Petit bonus, les voitures font attention à nous.

 

Nous devons nous arrêter au poste de frontière Chilien. Ce sera sans aucun doute le poste de frontière le plus désagréable de notre voyage. Comme on dit, il y a toujours une récompense au bout du chemin mais cette fois la récompense c'était la descente, soit avant le bout du chemin. 

Après trois bureaux, quelques formulaires inutiles et tous les bagages au scanner, une explication en bonne et due forme pour expliquer aux douaniers que non, nos vélos n'ont pas de plaques d'immatriculation (???), nous rencontrons Samuel. Un autre cyclotouriste français ! Décidément c'est la journée! Samuel est parti de Guyane Française, et rejoint le sud du continent également.

Samuel est sur le départ en direction de Salta en Argentine. Nous n'aurons pas le temps de beaucoup échanger avec lui mais échangeons avec plaisir nos contacts. 

 

Après un petit tour en ville, nous arrivons à l'hôtel, rouge comme des tomates. L'accueil est chaleureux et la gérante, nous voyant  fatigués, nous indique que nous règlerons tous les détails (paiement, passeport ...) demain quand nous serons reposés. Nous n'étions plus habitués à tant de considération. Notre terrasse et se situe juste à côté d'une boulangerie française. On ne va pas vous cacher que la baguette nous a procuré un plaisir sans pareil ... :-) .

 

 

Jean-Marie nous rejoint en fin de journée. Pour ma part, j'ai mal à la tête depuis un moment, sans doute une insolation ou le fait d'avoir perdu 2000 mètres alors que nous étions en haute altitude depuis plus d'un mois. Nous devions faire un tour d'astrologie (que nous avions payé d'avance) à partir de 23h mais je reste finalement au lit jusqu'au lendemain. 

 

San Pedro de Atacama est une ville très touristique. Il y a essentiellement des hôtels, des restaurants, des bars, des agences d'excursions et des magasins d'artisanat. C'est également un point de passage pour de nombreux cyclotouristes qui vont ensuite vers l'Argentine ou vers la côte chilienne. Nous en rencontrerons encore quelques-uns, en ville.

 

 

Nous partons à vélo dans la vallée de la mort, située à proximité de la ville. En sortant de San Pedro, des policiers nous font signe de nous mettre sur le bas côté. Qu'est-ce qu'ils nous veulent ? Nous regrettons vite notre méfiance car ils nous donnent gentillement des bracelets pour éclairer nos vélos afin que nous soyons plus visibles lorsque nous roulons la nuit. Belle initiative de la part de la police chilienne. On sent qu'on va aimer le pays ! 

 

Le chemin de la vallée de la muerte est magnifique. Un conseil pour nos amis cyclotouristes qui nous lisent : Évitez de le faire comme nous, c'est à dire de faire cette balade à 13h sous 40°. Ca calme. Partez plutôt le matin ou en fin d'après-midi.

 

 

Il y a de l'animation en ville : nous sommes mi-septembre, et la Fête Nationale approche. Les chiliens fêteront en effet pendant trois jours, l'indépendance de leur pays. Des chars et des danseurs défilent en centre ville.

Notre pause à San Pedro de Atacama aura duré quatre jours. Quatre jours pour se reposer et rencontrer des voyageurs.

 

Le jour du départ, la gérante de l'hôtel organise un barbecue avec des amis pour la Fête Nationale. Elle nous invite à les rejoindre pour prendre l'apéro. Ils nous servent un cocktail typique du Chili, le Terremoto. C'est un cocktail à base de vin blanc et de grenadine, accompagné d’une boule de glace à l'ananas. Très rafraichissant ! Après de sincères accolades et de chaleureux "Buen Viaje", nous partons en direction de la gare routière, pendant que nos amis chiliens dansent en faisant tourner leurs serviettes.

 

Nous n'avions pas réussi à recroiser Jean-Marie ces deux derniers jours mais avions indiqué notre départ à son hôtel. Il nous rejoint à la gare routière, une vingtaine de minutes avant notre départ. Nous échangeons nos contacts et prévoyons de nous retrouver à Mendoza d'ici un mois. 

 

L'achat des billets de bus et le fait de prendre les vélos ne semble pas être un sujet compliqué ici. Même pas besoin de négocier ! Il faudra tout de même être présents pour s'assurer du bon chargement des vélos dans le coffre. Pas évident vu la taille du contenant mais les chauffeurs font preuve de bonne volonté. C'est le principal.


 

San Pedro de Atacama, les 14, 15, 16 et 17 septembre 2017

 

 

 

 

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