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De Socos à Viña del Mar, la plongée dans les années 70's.

27/09/2017

Le lendemain de notre nuit dans le "soi disant" hôtel de luxe des termes de Socos, c'est hallucinés que nous nous apprêtons à payer le prix fort, pour cette nuit dans ce complexe miteux, qui n'aurait pas détonné dans les années 70, mais qui lasse sérieusement à désirer presque 50 ans plus tard.

 

On dit que le hasard fait bien les choses : nous devions payer 130 euros pour une nuit. Au moment de payer, un mic mac entre mère et fille qui s'énervent parce que le terminal bancaire ne fonctionne pas nous fera gagner un 0 par inattention ! Ce ne sera donc que 13 euros ! Sans demander notre reste, nous filons, rejoignons la Panaméricaine, et partons, pour longer la côte vers le sud du Chili. Nous sommes toujours accompagnés par un vent de face, qui stoppe notre progression. Sans surprise, c'est dans cette partie du pays qu'est installée le plus grand champ d'éoliennes ... Et c'est aussi la partie que nous avons préféré emprunter. Décidément, quand ce n'est pas la pente, c'est le vent.... Le soir nous nous arrêtons dans le seul hébergement que nous avons repéré sur notre route. 

L'endroit est étrange. Plusieurs "cabanes", composées de 4 murs, et de toits de tôles, ou alors en container. Ici avec 5 chiens qui nous hurlent dessus dès que nous passons à proximité. Tout est loué, et nous découvrirons le soir nos "compagnons" d'habitation. Il s'agit soit d'ouvriers qui travaillent sur les réseaux électriques et éoliens de la région, où alors des mineurs qui travaillent dans une grosse mine d'or à proximité. Le Chili dispose de nombreuses mines, d'or et de cuivre. L'accident de l'une d'entre elle avait d'ailleurs suscité un émoi national en 2010. Un éboulement survenu dans la mine de Copiapó avait piégé 33 mineurs, qui étaient resté 69 jours sous terre... Tout le pays avait suivi avec émotion l'histoire de leur libération.

On ne traine pas trop avec nos compagnons de cabanes, puisque je sens les regards insistants des mineurs, qui finissent de nous mettre mal à l'aise.

Le lendemain, nous nous apprêtons à réaliser 130 kilomètres, pour rejoindre la ville la plus proche. Il n'y a rien, entre l'endroit où nous sommes et la ville de Los Vilos. Dès le réveil, un vent à plus de 80km nous surprends... ça va donner, c'est sûr ...

Au restaurant, on nous sert petit déjeuner de champion : du pain, du poulet et de la mayonnaise ... Rien de tel pour commencer la journée... On charge les vélos, dépités. Après la journée d'hier, on sait qu'il ne sera pas possible de faire autant de kilomètres, donc on va être forcés de camper, et avec ce vent, c'est quitte ou double pour la tente déjà bien rafistolée ...

 

Et soudain, la chance, encore. Nous voyons un camion qui s'arrête. Le chauffeur fait une pause. C'est Pedro, qui descend vers Santiago, et qui nous embarque pour faire les 130 kms de distance. Ci dessous, nos vélos, jamais aussi bien transportés!

La ville de Los Vilos n'est pas particulièrement attrayante. C'est une ville balnéaire endormie, en ce début de printemps. Rues désertées, ciel gris, gros vent... Pour un peu on se croirait à Berck au mois de Janvier. En ville, les cabanas et restaurants se disputent les quelques touristes égarés ci et là. Nous trouvons une cabanas, et sommes transportés une fois encore directement dans les années 70'. Lambris recouvrant l'ensemble des murs et carrelage moucheté. Des napperons sur toutes les surfaces possibles complètent le tableau. Au moins c'est propre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un faux mouvement en montant dans le camion ce matin a réveillé mon mal de dos. Je suis complètement bloquée le lendemain. Nous patientions une journée que la douleur s'atténue. Le surlendemain, nous filons, toujours longeant la côte sud, en direction de la ville de Los Molles. En partant, un monsieur nous fait signe : nous nous arrêtons pour discuter, et apprenons qu'il a travaillé en France ! A Hirson, la ville où mon amie Claire à grandit. Le monde est vraiment petit ! Après ce petit intermède, nous filons, reprenons la Panaméricaine. La bande de 2m sur le coté nous permet toujours d'y pédaler en toute sécurité. La route est un enchainement de bosses, et à proximité de la côte, un vent violent souffle toujours en direction du nord. Après 4 heures de bataille contre le vent, nous nous arrêtons dans une station service. Ce qu'on peut y trouver, c'est apparement secret... le mystère règne.

 

 

C'est hyper moderne, avec beaucoup de voitures récentes. On sent tout de suite que l'ont atteint la partie du Chili plus aisée. Deux heures plus tard, en atteignant le village de pêcheurs de Los Molles, cette impression est confirmée : le village est partagé entre maisons de pêcheurs et riches villas de bord de mer, d'un autre standing que notre cabanas de ce matin. Nous nous arrêtons à La casa del Mar, un havre de paix. Nous discutons avec notre jeune hôtesse, de la situation du Chili. Elle nous parle des difficultés de la jeunesse chilienne pour réaliser leur études supérieures, les universités chilienne ayant été toutes privatisées sous l'ère Pinochet en 1974. Elle nous parle de son pays, gangrené par une corruption, certes moins visible que celle que nous avons vu en Bolivie où au Pérou, car plus "élégante".

Le lendemain, nous continuons notre route sur la côte. Apres une trentaine de kilomètres, nous quittons la panaméricaine pour prendre la route de la côte, sur une corniche, qui nous emmènera directement jusqu'à Vina del mar. La route est très agréable, comme une route de campagne en France. Les bas coté sont bordés de fleurs oranges et violettes, qui contrastent dans ces bas cotés d'herbes folles, avec la mer en fond. Un vrai tableau impressionniste s'offre à nous. Nous continuons jusqu'à la ville de Maitencillo, à 80 kilomètres de là. En chemin, un enchainement de villas futuristes, toutes plus grandes, compliquées, sophistiquées les unes que les autres. Ici, les architectes et propriétaires semblent avoir voulu jouer au plus impressionnant. 

Le soir arrivant, nous essayons de trouver une cabane avant Maitencillo : on nous en propose une à 150 dollars la nuit ... On passe notre chemin, et trouvons un hostel en centre ville. Le gérant, très amical, nous raconte qu'il a vécu en Allemagne, à Mannheim, où j'ai réalisé une partie de mes étude .... Décidément, c'est le coin ...

 

Le lendemain, nous partons pour une petit étape de 50 kilomètres, direction Vina del Mar. L'urbanisation de la côte est plus intense sur cette partie, et de charmantes maisons de pêcheurs hier matin, aux villas de luxe hier soir, nous passons aujourd'hui aux barres d'immeubles résidentielles pour retraités ... Autant vous dire que cette partie de la côte est tout bonnement affreuse. 

 

Nous atteignons Viña del Mar dans l'après midi. C'est une ville neuve, sans grand attrait. Tout y est fait pour accueillir une population aisée et très occidentale (de nombreuses chaînes types fast food et cafés), des casinos, des malls ... Nous allons y passer trois jours pour explorer les environs. 

 

Chili, les 23, 24, 25, 26 et 27 septembre 2017

 

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