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Santiago de Chile

11/10/2017

Nous descendons du bus qui nous a emmené de Valparaiso à Santiago, remontons les roues et chargeons les bagages. Quelques minutes plus tard, en sortant de la gare routière, Amandine se rends compte qu'elle a oublié son porte monnaie, avec ses papiers et nos billets pour l'Argentine, dans le bus...


J'enrage! Quelle idée de laisser son porte monnaie sous l'accoudoir du siège ! Nous allons directement au bureau de Turbus, la compagnie avec laquelle nous avons voyagé. L'interlocuteur dit à Amandine que le bus est reparti. Amandine insiste pour qu'il appelle le chauffeur. Cela prend du temps, ne serait-ce pour identifier le véhicule dans lequel nous étions. Il nous dit d'un air entendu que de toute façon, même si on signale que le portefeuille est dans le bus, le chauffeur va le prendre pour lui et dira qu'il n'y avait rien. Après quelques minutes de discussion, on nous indique que finalement le bus est encore là mais que la femme de ménage n'y a rien trouvé. Amandine ne lâche rien : elle veut aller voir elle-même. Nous attendons qu'un agent vienne, et la voici donc partie avec lui pour aller vérifier pendant que je garde les vélos. Elle revient rassurée, son porte monnaie à la main : il était bien là où elle l'avait laissé.

Nous partons à vélo pour un court et facile trajet vers l'appartement loué. Facile car nous avons une dizaine de kilomètres en ligne droite sur une piste cyclable. La piste est aménagée sur des installations existantes : des passages sont bétonnés sur des escaliers afin que les vélos puissent passer.

Le temps est mauvais, il pluviote et le ciel est d'un gris sombre. Notre hôte nous indique qu'il est en retard, nous en profitons donc pour nous balader et chercher de quoi déjeuner. Étrange, tout le quartier dans lequel se situe notre appartement est désertique, tout est fermé et pas un chat dans les rues. Nous sommes pourtant en semaine. Après de longues recherches nous trouverons un petit restaurant ouvert pour nous remplir la panse. 

 

Nous comprendrons plus tard que nous étions dans une zone d'affaires, la veille d'un jour férié (encore) et donc que tout le monde était parti en week-end.

 

L'appartement n'est pas propre mais est fonctionnel. Il manque de petites choses comme une ampoule à la seule lampe de la chambre. Nous ferons avec. 


Le temps à Santiago ne nous motivera pas beaucoup à sortir, il fait très gris et de toutes façons ce week-end tout est fermé. Nous trainons dans l'appartement, cuisinons et regardons des films. Nous allons également au cinéma voir Blade Runner 2049. Ce premier cinéma depuis 6 mois nous rappelle un peu notre vie à Paris.

 

On se trompe même de cinéma ... 

 

La semaine suivante, le temps se veut plus clément, nous allons donc nous balader dans les rues. Santiago est également une ville en relief, et du haut du parc aménagé sur le Cerro Santa Lucia, nous pouvons admirer au loin les Andes, frontière naturelle séparant l'Argentine et le Chili.

Nous apercevons à plusieurs reprises des tags avec le message "Donde està Santiago ?", nous en avions également vu à Valparaiso. Serait-ce en lien avec la ville dans laquelle nous nous situons ? Nous n'en saurons pas plus.

 

Nous allons également faire réparer notre tente MSR dont l'arceau était cassé. Un magasin de camping nous oriente vers le revendeur officiel.
Avec un grand sourire le revendeur nous demande si nous avons du temps : oh que oui, nous avons tout notre temps :)
Vingt minutes plus tard, on nous rend nos arceaux assemblés et celui qui était cassé est changé contre un neuf. Pour la petite anecdote, la tente Hubba Hubba de MSR (très souvent utilisée par les voyageurs car petite et légère) a un léger défaut au niveau de la partie supérieure des arceaux. Un embout en plastique empêche le bon enclenchement des deux arceaux tenant le haut de la tente. Du coup avec la pression ou le vent, les arceaux peuvent se casser. Bref, l'astuce est d'agrandir le trou de l'embout en plastique avec un couteau afin de pouvoir mieux enclencher les arceaux. Notre gentil réparateur nous donne également un embout permettant de réparer provisoirement un arceau si la mésaventure venait à se reproduire. Au moment de demander l'addition, on nous dit que tout est gratuit : cela fait partie de la garantie MSR. Bon à savoir !

 


Le soir, nous allons dîner chez Céline et Charles. Céline est une de mes amies d'école de commerce qui est partie avec Charles s'expatrier au Chili il y a quelques années. Ils ont monté un restaurant français dans la capitale. Nous racontons notre voyage,  échangeons sur nos projets respectifs et ils nous conseillent sur les lieux à visiter en Patagonie.
Nous en apprenons aussi un peu plus sur le mode de vie au Chili et sur le RUT.
Le RUT, cela fait plusieurs semaines que je vois cet intitulé et je ne comprends que maintenant à quoi il correspond. Le RUT c'est le numéro d'identité d'une personne. Il est nécessaire pour acheter beaucoup de choses : des billets de bus en ligne, une voiture, etc. Toutes les entreprises peuvent le demander, que ce soit pour faire un achat ou par exemple pour crediter des points de fidélité. Je comprends mieux certaines situations maintenant. Lorsque nous allions dans un magasin Entel (opérateur mobile national) pour acheter une carte sim ou la recharger, on nous a toujours dit que ce n'était pas possible et qu'il fallait aller dans un petit kiosque. C'était dû au fait que nous n'avions pas de RUT, donc impossible d'effectuer officiellement un achat. Du côté du kiosque c'est possible car le revendeur utilise son propre RUT pour vendre les services de télécommunications. Notez que ce n'est pas légal hein.

C'est deux visites culturelles qui rythmeront notre dernière journée au Chili.

 

Nous partons dans un premier temps au musée de la mémoire et des droits de l'Homme. (Museo de la Memoria y los Derechos Humanos). Ce grand musée, récent, retrace la prise du pouvoir par Pinochet en 1973, la junte militaire et raconte le régime qui opprima le Chili pendant près de 20 ans. Il y est question de conditions de vie, privation des droits de l'Homme, tortures et services secrets de renseignements (DINA), mais le musée montre aussi, dans le grand hall, tout les endroits dans le monde où des êtres humains sont en ce moment privés de leurs droits.

 

 

Puis, sur une note plus légère, nous visitons les caves du vignoble Cousino Macul, le plus vieux vignoble familial à proximité de Santiago.

 


Le lendemain nous quittons l'appartement en direction de la gare pour prendre le bus vers l'Argentine, et la ville de Mendoza.

Nous laisserons un commentaire sur l'appartement : même si le propriétaire était sympa, il a "oublié" 4 jours de suite de nous ramener une ampoule, et il fallait quand même lui dire que l'appartement était sale. Voici sa réponse qui nous a beaucoup fait sourire :

 

 

"Bonjour, je viens de lire votre commentaire sur airbnb. Je considère que c'était injuste : étant dans une zone centrale, il est inévitable que la poussière entre dans l'appartement."



Chili, les 7, 8, 9, 10 et 11 octobre 2017

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