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Le Pérou en bus et à vélo, pour le meilleur et pour le pire

10/09/2017

Avant de lire la suite, un petit aperçu en vidéo : 

 

 

 

 

Sécurité

 

 

Pour la première fois, nous trouvons la carte du ministère des affaires étrangères un peu trop positive sur le niveau de sécurité au Pérou. On nous a fortement déconseillé certaines zones, comme par exemple la ville de Tumbes à la frontière avec l'Equateur. Tumbes serait un lieu passage du trafic de drogues et on y reporterait des agressions et vols régulièrement. A l'exception de Puno, les villages allant de Cusco à la frontière Bolivienne (du côté du lac Titicaca) ne sont pas des plus accueillants. Nous n'avons pas rencontré de soucis particuliers mais certains endroits ne donnent pas envie de s'y aventurer. Notamment la ville de Juliaca. Beaucoup de locaux nous ont déconseillé d'y aller car il y a beaucoup d'agressions de touristes et de vols. Nous y avons fait un passage éclair pour aller dans une Casa de ciclistas qui nous a chaleureusement accueilli mais il est vrai que la ville ne transpire pas la sécurité. Bref, à mes yeux ces zones mériteraient plus qu'une "Vigilance renforcée". 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alimentation

Le Pérou propose une cuisine riche et variée. Nos coups de coeur vont au Lomo Saltado (un émincé de filet de boeuf cuit en sauce avec des oignons et servi avec du riz et des frites) et au classique Ceviche (plat de poissons crus, marinés dans une sauce de citron et accompagnés d'oignons, de tomates et de coriandre). Nous avons également goûté au Cuy (cochon d'Inde). On en trouve souvent le long des routes ou sur les marchés, nous voulions en manger dans un restaurant. Après quelques recherches c'est au restaurant La Table del Inca à Puno, tenu par un chef français, que nous goûterons au petit animal. 

Côté boisson, on ne passe évidemment pas à côté du Pisco Sour, cocktail réalisé à base de Pisco, l'alcool local emblématique du Pérou. 

 

 

Le vélo

Le Pérou n'est pas des plus agréables à vélo. Nous n'avons pédalé que de la ville de Cusco à Copacabana (Bolivie) en longeant le lac Titicaca par le sud. Beaucoup de voyageurs recommandent de passer par le nord du lac Titicaca, notre expérience est donc à nuancer. Sur la partie que nous avons traversé, il y avait beaucoup de cinglés au volant. A plusieurs reprises nous devons quitter la route pour éviter de nous faire écraser. Le pire dans tout cela est que nous sommes constamment sur de grandes lignes droites où la visibilité sur la route est très grande, mais cela couteraient trop cher aux chauffeurs péruviens d'attendre qu'il n'y ait personne en face pour nous doubler, ils se disent bien que si l'on tient à la vie on sautera dans le fossé d'à côté avec nos vélos.

Bref, sur ce point, et malgré la beauté des paysages, les routes du Pérou sont les plus dangereuses et les plus stressantes que nous ayons dû traverser.

 

Bus

Les bus sont généralement en bon état et confortables au Pérou. Ils proposent le "cama" et "semi-cama". "Cama" étant une position quasi-allongée. En ce qui concerne le transport des vélos dans les bus, tout dépend de l'entreprise et de l'interlocuteur. Une des compagnies les plus recommandées Movil'bus n'accepte pas les vélos, une autre Cruz del Sur, demande des frais exorbitants pour emmener les vélos ... sachant qu'ils sont fourrés n'importe comment dans le coffre du bus. Les autres demandent à ce que les vélos soient emballés : on fera avec les moyens du bord ! Nous avons pris Linea : tout s'est bien passé à l'agence de Trujillo, les prix pour les vélos étaient officiellement annoncés et le suivi de qualité. Sur la même compagnie à Huaraz, c'était une catastrophe, les agents avaient planqués le panneau d'affichage des prix et nous demandaient le double du prix normal. Pire, lorsque nous montrons les récépissés de notre précédent trajet, l'agent du guichet hausse la voie, ne nous laisse pas en placer une puis finit par nous dire que nous allons payer car nous sommes de "gringos". Ce genre de comportement a été notre quotidien pendant presque 2 mois au Pérou (dans les boutiques, les hôtels, restaurants etc.). 

Pour aller à Cusco, nous avons pris la compagnie Oltursa, avec laquelle tout s'est très bien passé. 

 

 

Altitude

La quantité d’oxygène disponible à 3000 mètres correspond aux deux tiers de celle disponible au niveau de la mer. Le mal de l'altitude ou le mal des montagnes, dit "el soroche", est un sujet à prendre au sérieux lorsque l'on voyage au Pérou. Plusieurs lieux de visite étant en altitude (Huaraz, Cusco, le lac Titicaca, Puno).

Nous n'avons quasiment pas été impactés car nous sommes souvent montés progressivement puis une fois à Cusco, nous sommes restés en altitude pendant plusieurs semaines. Notre corps a donc eu le temps de s'habituer. 

Nous avons rencontré quelques personnes qui en ont souffert et il ne faut pas prendre le "soroche" à la légère. Les statistiques indiquent qu'une personne sur deux montant rapidement en haute altitude souffrirait d'un mal de montagne et qu'une personne sur dix d'un oedème pulmonaire si elle ne redescend pas d'altitude dans les 24 heures. L'état de santé ne permet pas de définir sa capacité à monter facilement en altitude : un jeune sportif peut ressentir un fort mal de l'altitude alors qu'une personne âgée, alcoolique et qui fume ne pourrait ressentir aucun symptôme. 

Certains médecins prescrivent des médicaments pour limiter les risques ou atténuer les effets de l'altitude. En altitude au Pérou, on peut apercevoir ce type de publicité. 

 

 

 

Les casas de ciclistas

Nous avons logé dans les deux principales Casa de Ciclistas du Pérou. Celle tenue par Luis Ramirez d'Angelo, dit "Lucho", à Trujillo, qui est la toute première casa de ciclistas d'Amérique du Sud, et celle tenue par Giovanni dans la ville de Juliaca. C'est une expérience que nous recommandons fortement. Il y a beaucoup d'autres casa de ciclistas au Pérou, on peut les trouver facilement sur un moteur de recherche ou sur le site Warmshowers.

 

 

 

 

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