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L'avion, El Calafate et les glaciers

04/12/2017

Après de nombreuses réflexions sur la suite du voyage, nous avons décidé de partir à El Calafate en avion. Notre choix s'est basé sur plusieurs critères : 

- d'une part, on nous a déconseillé d'aller à El Calafate à vélo par l'Argentine. La route serait monotone, le vent hyper-puissant et les distances entre les villes beaucoup trop élevées ; 

- d'autre part, le trajet via le Chili, qui nous tentait bien, nécessitait un trajet beaucoup plus long que le temps qu'il nous reste sur le voyage ; 

- nous avons étudié plusieurs options, comprenant du bus et du vélo mais le résultat est que tout semblait compliqué. Compliqué, ce mot illustre bien l'Argentine. Cher aussi. 

Au final, l'avion nous revient 3 fois moins cher que le bus et est 32 fois plus rapide. Ce mode de transport s'est donc imposé naturellement. 

 

Petite astuce pour les billets d'avion. Sur la compagnie Aerolineas Argentinas, il faut choisir le pesos comme devise avant de réserver les billets. En pesos, le même billet coûte 3 fois moins que si le site est configuré en euros. À la fin de la commande, le site indique que les prix en pesos sont uniquement pour les argentins. Nous n'avons pas eu de soucis à l'aéroport. En même temps, nous remplissons les informations de nos passeports pendant la réservation, ils savent donc bien que nous ne sommes pas argentins. 

 

L'avion a nécessité une organisation un peu plus complexe que le bus. En effet, les vélos doivent être partiellement démontés et emballés. En Europe, on peut acheter un carton vélo pour 4 euros. Ici, il faut se démerd.... L'idée la plus naturelle est d'aller demander des cartons dans les magasins de vélo mais visiblement cela ne fonctionne pas. Ils n'en ont pas. Nous avions acheté du papier bulle et du scotch il y a quelques jours et pour le reste nous récupérons des cartons dans les supermarchés. Ils sont petits, très petits pour emballer des vélos.

 

La veille du départ, nous avons réservé un hôtel à proximité de l'aéroport. La gérante faisant la navette pour nous emmener avec les vélos.

L'emballage des vélos nous prendra 5 à 6 heures pour un résultat catastrophique. Nous n'avons plus de scotch donc je pars en direction d'un magasin pour en acheter. Sauf que c'est plus loin que prévu et que deux heures plus tard Amandine me récupère sur le bord de la route avec la voiture d'une amie de la gérante. Je n'étais pas encore arrivé au magasin ... Merci aux bus et chauffeurs qui ne se sont pas arrêtés, ce type d'expérience nous permettra de catégoriser les mentalités des pays et de leurs régions. Bariloche perd beaucoup de points sur ce coup.

 

Le lendemain matin à l'aéroport, nous allons voir le type en vert. Le type en vert c'est celui qui protège les bagages avec du film plastique. On n'est pas fan du concept mais le type est sympa et cela nous servira bien, pour les bagages et vélos.

 

 

Les vélos enregistrés, la douloureuse de supplément bagage payée et nous voici rassurés. Direction El Calafate. 

Depuis le hublot nous apercevons des panoramas sympathiques.

 

 

A l'arrivée, c'est décidé, cela nous a pris tellement de temps d'emballer les vélos que nous ne les déballerons pas. Vu le vent qu'il y a ici nous n'irons pas très loin avec nos montures. Nous cherchons un lieu pour laisser les vélos à l'aéroport vu que nous repartirons d'ici dans 15 jours. On nous dit que ce n'est pas possible, personne ne veut garder les vélos, mais Amandine est plus coriace que cela. Elle finit par trouver un lieu qui peut nous les garder pour deux semaines. Le prix est exorbitant, rien que d'y penser j'en ai la nausée. 

Nous allons vers les taxis pour voir comment emmener les vélos et nous même de l'aéroport vers le centre-ville : nouvelle nausée. On est censé faire des excursions donc il vaut mieux payer les 250 euros pour que l'autre guignol nous garde les vélos à l'aéroport.

L'Argentin de Patagonie a une capacité à sur-facturer qui dépasse toute attente. Nous sommes libres de bagages volumineux et partons en direction de El Calafate.

 

Mais qu'il y a t-il à faire à El Calafate ? 

Beaucoup de chose et pas grand chose à la fois. La réponse dépend de la taille du portefeuille. 

 

 

Perito Moreno

 

Au sud d'El Calafate, on pénètre dans le parc des glaciers. Une des plus belles vues de notre voyage. Le lac Argentine, aussi appelé "milky lake", à cause de son eau d'aspect laiteux, ouvre l'accès à 6 glaciers. Le glacier Perito Moreno, du nom du scientifique qui a déterminé la frontière entre le Chili et de l'Argentine est le plus gros d'entre eux, et sans doute le plus impressionnant. Il fait 11kms de long, culmine de 70 à 100 mètres au dessus du niveau de l'eau, et est profond de plus de 20 km le long. Et c'est le seul glacier de Patagonie qui ne recule pas.

Pendant notre visite, nous avons assisté à l'incroyable spectacle des blocs de glaces qui se détachent du glacier pour aller s'abimer dans le lac. Hallucinant, il n'y a pas d'autre mot. Le craquement du géant de glace, le tonnerre des blocs qui s'effondrent dans l'eau : c'est un spectacle d'une beauté incroyable. 

 

 

Laguna Nimez

 

La ville d'El Calafate est située à proximité d'un parc naturel, réserve d'oiseau endémique de Patagonie, mais aussi d'autres oiseaux migrateurs, comme les flamants roses et les galinettes (si si). On se balade deux heures le long du lac Argentine, le plus gros du pays, entre dunes, huttes et paysages de steppes, avec pour trame de fond ce lac d'un bleu surréaliste, pour y observer les précieux oiseaux.

 

 

Glaciarium

 

Vous l'aurez compris, le point d'orgue d'une visite en Patagonie, c'est le tourisme lié aux glaciers. Dès lors, un centre d'interprétation, le Glaciarium, situé à El Calafate, nous aide à comprendre la formation, la fonte et la vie des glaciers. On y apprend pourquoi la glace nous semble bleue (parce que la lumière du soleil est composée de nombreuses couleurs, et que la couleur bleue a plus d'énergie que les autres : elle pénètre donc plus profondément dans la glace, alors que les autres restent en surface : d'où la couleur :-) ) . Les mesures réalisées sur les glaciers permettent de voir concrètement que le réchauffement de la planète, c'est pas du flan, et que nous nous dirigeons vers un point de non retour. 

 

 

Argentine, du 29 novembre au 3 décembre 2017

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