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Frontière Péruvienne & Mancora

29/07/2017

Ca y est, c'est la fin de notre périple en Equateur. Nous embarquons dans le bus vers 22h, après quelques détours imprévus dans la banlieue de Cuenca... Nos vélos tiendront debout dans la soute, accrochés par nos tendeurs aux barres de soutien de la soute. Nos sacoches sont de chaque cotés pour empêcher que le tout ne se cogne ! 

Comme l'Equateur n'a pas bonne réputation dans les bus longue distance, notre amie Daphné en ayant fait les frais, je reste jusqu'à la fermeture de la soute pour vérifier que l'on ne nous subtilise pas une ou deux sacoches.

 

Nous partons finalement vers 22h30, direction Pérou. A 3h du matin, les chauffeurs du bus allument les lumières. Nous sommes à la frontière. Le bus s'arrête et ouvre les soutes pour permettre aux douaniers péruviens de vérifier les bagages. Ca change de l'Equateur où personne ne s'en souciait ! Rapidement, Fabien et moi sommes invités à descendre...

 

"Combien ils coûtent, vos vélos ?"

 

Et mince, ça recommence. Un mois et demi que nous n'avions pas entendu cette question. Nous espérons que ça n'augure rien du comportement des péruviens. Nous expliquons au douanier que nous traversons l'Amérique du Sud en vélo, photos à l'appui, et que comme nous en avons besoin pour rejoindre la Patagonie, non, nous ne comptons pas les vendre.

Le douanier repart en marmonnant, et referme la soute. Nous comprenons que nous évitons la taxe d'importation de justesse.

Contrairement à la frontière entre la Colombie et l'Equateur qui disposait de deux bâtiments différents pour passer la frontière, l'Equateur et le Pérou ont décidés de faire immeuble commun. C'est plus pratique ! Nous rejoignons la file d'une centaine de personne (à 3h30 du matin !) pour quitter l'Equateur et obtenir notre entrée au Pérou. C'est fait ! Une heure plus tard, retour dans le bus, direction Mancora.

Nous arrivons à 5h du matin, et sommes déposés en centre ville. Ici pas de gare routière. Tout est fermé, il fait nuit noire. Notre hostel est à 8km de là. Après quelques essais infructueux pour retirer des soles, (la monnaie péruvienne), trouver un café ou âme qui vive, nous décidons de rejoindre notre hostel, même si celui ci n'ouvre qu'à 8h30. Nous décidons donc de prendre notre temps. L'infrastructure routière Péruvienne se joint à nous sur ce coup là, car il semble impossible de réaliser un contre la montre de toute façon. La route est couverte d'une épaisse couche de sable, qui nous fait tour à tour glisser ou pousser nos vélos. Pour accéder à notre hôtel, il nous faut traverser une zone sécurisée. Ca ne rigole pas sur cette portion de plage de 5km : il y a un gardien et un barrage de chaque coté. 

Nous arrivons enfin, vers 7h30. Nous patientons une demi heure avant d'aller réveiller notre tenancière. Elle nous propose de rejoindre directement notre chambre, qui est prête. Il s'agit d'un bungalow, avec vue sur la mer, le pacifique à quelques dizaines de mètres de notre terrasse ! Le pied, c'est comme sur les cartes postales !

Nous dormons quelques heures et décidons de retourner en centre ville, pour retirer de l'argent, acheter des puces péruviennes et de quoi manger. Nous sommes emmenés en ville en Tuk-Tuk, une moto sur laquelle a été aménagée une carrosserie, avec deux sièges à l'arrière. Alors, sans suspense, pas d'amortisseurs à l'arrière, c'est tout un programme pour nos postérieurs sur les routes défoncées de Mancora. Nous avons regretté nos cyclistes ! 

 

Pour l'anecdote, quand le chauffeur du Tuk-Tuk nous a pris devant notre hostel, il nous a demandé d'où nous venions. Nous avons répondu. Et là, le chauffeur nous dit "Oui", plusieurs fois. Comme il semblait faire des efforts pour parler français, nous répondons "oui" aussi et montons dans le Tuk-Tuk. Et là, improbable, il met la main dans son pantalon, et sort un sachet... de "Weed".

Tout content, il nous dit "Oui". Ah d'accord. Gros fou rire. Nous n'étions pas du tout sur la même longueur d'onde ce coup là !

 

Notre chauffeur s'arrêtera aussi quelques minutes plus tard, pour soulager dame nature. Il faut croire que c'était pressant, parce que ça ne pouvait manifestement pas attendre, et que nous avons profité du spectacle ...

En arrivant à la banque, nous retirons de l'argent, et payons le chauffeur. C'est 20 soles. Sauf qu'il n'a pas la monnaie, et nous demande d'aller en faire dans les magasins... de mieux en mieux. Bientôt on va conduire la moto... Comme personne n'a de change, ou ne veux nous en faire, on fini par lui donner 50 soles, et rendez vous pour qu'il nous ramène à notre hostel en fin d'après midi pour faire le change sur les 50 soles.

 

Après 2h en ville, nous sommes équipés de cartes sim péruviennes et avons fait de quelques courses pour profiter de la cuisine ! On retrouve notre chauffeur, par hasard dans la rue (on pense qu'il nous avait "oublié"). On monte et il nous ramène. Jusqu'à l'hôtel ? Non... Déjà, il s'arrête encore en route pour pisser. On hésite à filmer, tellement c'est loufoque. Puis, on repart, et il s'arrête de nouveau. Là il descend, fait le tour de son "véhicule", et revient s'assoir sur son siège. Sans redémarrer. On demande pourquoi on ne redémarre pas ?

"Il n'y a plus d'essence"

Ah oui, en effet, c'est pas pratique. Et du coup, on redemande comment il va faire, vu qu'on est en plein milieu des dunes ? 

 

"Ben je vais en mettre !"

Soit, à 5km de là. Pas simple. Il ne fait pas un geste pour bouger, et nous comprenons que nous allons devoir rentrer à pied. Heureusement un autre chauffeur fait son apparition. Ni une ni deux, nous sautons sur la banquette arrière, non sans avoir demandé à notre maudit chauffeur de nous rendre la différence ... 

 

Nous profitons de notre virée sur le bord de la mer pour faire le plein de poissons, et plus spécifiquement, pour gouter à la spécialité péruvienne : le Céviche !

Le lendemain, immense déception au petit déjeuner : du pain dur qui s'émiette dès qu'on essaye de le couper, de la margarine salée non décongelée, et un shot de café pour deux, avec le l'eau pour l'allonger... Super. Alors que les commentaires sur le petit déjeuner étaient dithyrambiques sur internet... Mais l'hôtesse nous rassure : on peut avoir du pain frais et d'autres choses ...

Il faut juste payer des suppléments ... 

 

Pour nous changer les idées, nous décidons d'aller faire une ballade sur la plage. 8km pour rejoindre la plage de Los Organos, et qui nous donnera l'occasion de voir le spectacle d'oiseaux qui pêchent comme les fous de Bassan ! C'est superbe! 

Moins rigolo, on verra pas moins de deux otaries échouées sur la plage. Et à en juger par l'odeur pestilentielle, elles sont là depuis un moment. On s'aperçoit alors que nous ne sommes plus sur la plage des touristes, et qu'au delà des cadavres, ce sont des tonnes de déchets qui morcellent la côte. Une décharge à ciel ouvert, loin des touristes.

Notre bus étant jeudi, il nous faut rester sur Mancora une nuit de plus. Comme nous avons la flemme de déménager deux fois, on demande à notre hôtesse s'il est possible de rester une nuit de plus. Elle nous dit que c'est possible, et qu'elle nous confirme le lendemain matin, au déjeuner.

 

Le lendemain, justement, ce n'est pas possible. Nous passons donc notre petit déjeuner à chercher une solution de repli. Chose faite une demi heure plus tard. Nous filons remballer nos affaires et partons sous un soleil de plomb rejoindre le centre ville de Mancora. En route, nous croisons Juan, qui nous interpelle, et nous demande d'où nous venons. Il nous dit qu'il travaille pour deux couples de français qui sont installés là ! Et là, il travaille pour la mairie. En tout il doit cumuler 3 emplois d'agent d'entretien pour avoir un salaire décent ... il nous prend aussi en photo "pour montrer qu'il connait pleins de français":-).

 

Nous arrivons finalement dans l'hôtel AquamarInn, où nous sommes accueilli par une fratrie... Russe. Ils sont adorables, et leurs petits déjeuner sont à se damner. Ca contraste avec l'autre hôtel.

 

Nous passons en tout trois jours agréables à Mancora, sur le bord de la mer. Fabien s'adonne au body-board, pendant que je l'encourage et je lis. Au terme des 4 jours, nous irons à Trujillo, la grande ville du nord du Pérou, pour rencontrer un monument du cyclisme péruvien : Lucho !

 

Mancora, les 25, 26, 27 et 28 juillet 2017

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